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Vers une grande banque européenne de développement

Un comité des sages suggère de fusionner plusieurs institutions financières publiques, afin de donner plus de visibilité aux actions financières de coopération au développement menées par l'Union européenne.

Bruxelles (AFP) - Un comité de sages suggère de donner plus de visibilité à l'action financière extérieure de l'UE en fusionnant plusieurs services en une grande "banque européenne de coopération et de développement", dans un rapport publié mercredi.

"Les évolutions du paysage de l'aide internationale et l'ampleur des défis mondiaux auxquels il faut faire face pourraient justifier la création d'un grand instrument extérieur européen", écrivent-ils.

Il envisagent d'y inclure les activités d'aide en dehors de l'UE de la Banque européenne d'investissement (BEI), de la Commission européenne et de la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD). D'autres institutions financières européennes pourraient aussi y être associées à terme.

La BEI est un bras financier de l'UE qui accorde des prêts à des conditions plus avantageuses que le marché, car elle contracte elle-même l'emprunt et prend en charge une partie du risque. Elle est active surtout dans l'UE, mais aussi dans les pays voisins ou candidats à l'accession. La BERD est davantage spécialisée dans les pays de l'ex-bloc communiste.

Pour les sages, une grande banque européenne combinerait l'expertise et les moyens des organismes existants, disposerait d'un large éventail d'instruments (prêts, garanties, assistance technique) et aurait "la capacité de soutenir l'ambition des politiques extérieures de l'UE".

Une autre solution, pouvant aussi constituer une étape intermédiaire, consisterait à rapprocher d'abord l'aide extérieure de la BEI et de la Commission européenne.

Ce comité des sages, présidé par l'économiste français et ancien président du FMI Michel Camdessus, avait été mandaté en 2008 dans le cadre d'une évaluation du mandat de la BEI et de ses opérations à l'extérieur de l'UE. Leur rapport, censé servir de base pour une éventuelle réforme, propose à court terme de renforcer les moyens à la disposition de la BEI, mais aussi d'assurer davantage de cohérence de son action avec les grands objectifs des politiques européennes (lutte contre le changement climatique, amélioration de l'approvisionnement en énergie...).

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