Vol Rio-Paris: des débris d'un avion découverts

Le Breguet Atlantique participe aux recherches. ©AFP

De "petits débris" d'un avion ont été trouvés dans l'Atlantique, à 650 km au nord-est de l'île brésilienne de Fernando de Norohna, parmi lesquels figure un siège, a annoncé à la presse un porte-parole brésilien, Jorge Amaral.

(afp) - L'armée de l'air brésilienne a découvert mardi des débris d'un avion, dans la zone où s'est abîmé lundi un Airbus A330 d'Air France avec 228 personnes à bord, une catastrophe dont les causes restent mystérieuses.

De "petits débris" d'un avion ont été trouvés dans l'Atlantique, à 650 km au nord-est de l'île brésilienne de Fernando de Norohna, parmi lesquels figure un siège, a annoncé à la presse un porte-parole brésilien, Jorge Amaral.

Le porte-parole a souligné qu'on ne pouvait pas confirmer qu'il s'agissait de l'avion d'Air France tant qu'au moins "une pièce avec un numéro de série, une identification" n'aurait pas été retrouvée.

Plusieurs appareils brésiliens effectuent, conjointement avec la France et d'autres pays, dont les Etats-Unis et l'Espagne, des recherches au milieu de l'Atlantique pour tenter de repérer l'épave du vol AF 447 Rio-Paris disparu dans la nuit de dimanche à lundi.

La zone du crash --située à environ 1.000 km des côtes du Brésil et environ 2.000 km des côtes sénégalaises-- avait été délimitée grâce aux derniers messages techniques émis par l'appareil.

Par ailleurs, le pilote d'un vol commercial brésilien, de la compagnie TAM, a déclaré avoir aperçu des traces ou des lueurs orangées à la surface de l'océan, alors qu'il se trouvait dans l'espace aérien sénégalais.
Ces informations ont été jugées "cohérentes avec la dernière position connue de l'A330", selon le commandant Christophe Prazuck, porte-parole de l'armée française.

Les autorités des deux pays les plus concernés, la France et le Brésil, ont pris acte de l'impossibilité de retrouver des survivants.
En de telles circonstances, on "ne peut faire rien d'autre que pleurer profondément et soutenir les familles", a déclaré le président brésilien Luiz Inacio Lula Da Silva.

La compagnie Air France, touchée par la plus grave catastrophe aérienne depuis l'accident d'un Airbus A-300 d'American Airlines à New York en 2001 (265 morts), a annoncé la tenue mercredi à Paris, en la cathédrale Notre Dame, d'un office oecuménique, en hommage aux victimes.

Les 228 personnes qui se trouvaient à bord de l'avion appartenaient à 32 nationalités, dont 72 Français, 59 Brésiliens et 26 Allemands.

Sans accès à l'épave et aux boîtes noires de l'A330, les causes du crash restaient mystérieuses. Les responsables français ont appelé à la plus grande prudence face aux premières explications avancées, notamment sur la possibilité que l'avion ait été foudroyé dans une zone dangereuse où se rencontrent des masses d'air des deux hémisphères, appelée "pot au noir".

L'Airbus avait quitté Rio dimanche à 19H00 locales (22H00 GMT) et devait se poser lundi à 11H10 heure de Paris (09H10 GMT), à l'aéroport de Roissy, près de Paris.

Le dépouillement des données envoyées automatiquement par l'Airbus a fait apparaître une "succession d'une dizaine de messages techniques" vers 4h15 (2H15 GMT), signifiant que "plusieurs équipements" étaient l'objet de pannes, selon Air France.

Le ministre chargé des Transports, Jean-Louis Borloo n'a, lui, exclu "aucune hypothèse", y compris "la piste terroriste", tout en soulignant qu'en l'état de l'enquête "aucun élément" n'allait dans ce sens.

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