Washington et Séoul d'accord pour apaiser les tensions

Le président sud-coréen Roh Moo-hyun et son homologue américain George Bush ont convenu lors de conversations téléphoniques jeudi de chercher à apaiser les tensions suscitées par les tirs d'essai de missiles nord-coréens, a indiqué jeudi le porte-parole de la présidence à Séoul.

(afp) "Les deux dirigeants partagent l'opinion que les tirs de missiles par la Corée du Nord représentent une grave provocation et que les deux pays doivent se consulter afin de dénouer la crise par l'intermédiaire d'efforts diplomatiques", a ajouté le porte-parole de la présidence sud-coréenne Jung Tae-ho.

Les deux présidents se sont entretenus dix minutes au téléphone jeudi matin, a-t-il précisé.

M. Roh a souligné le besoin de relancer les pourparlers multilatéraux qui tentent depuis près de trois ans de convaincre la Corée du Nord de renoncer à ses programmes nucléaires. Pyongyang, qui s'est déclarée puissance nucléaire en février 2005, refuse depuis novembre de revenir à la table de ces négociations, qui réuissent à Pékin les deux Corée, les Etats-Unis, le Japon, la Chine et la Russie.

Le principal conseiller pour la sécurité du président Roh, Song Min-soon, a indiqué depuis Washington où il est en visite, qu'il avait convenu avec le secrétaire d'Etat adjoint américain aux Affaires asiatiques, Christopher Hill, de "faire le meilleur usage" des pourparlers à six nations.

Les deux hommes ont également convenu de maintenir une consultation étroite afin de "coordonner des mesures" qui pourraient être prises conjointement contre le Nord.

Le Sud a déjà menacé de cesser son aide alimentaire vitale à la Corée du Nord, pays en proie à une pénurie alimentaire chronique.

M. Hill doit entamer vendredi matin à Pékin une tournée en Asie qui l'emmenera à Séoul et à Tokyo. Le responsable se rendra par la suite à Moscou.

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a reçu mercredi au département d'Etat M. Song.

Cet intense ballet diplomatique intervient au moment où le Japon tente de rallier des soutiens pour faire adopter de mesures de rétorsions par le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni en urgence depuis mercredi.

A Tokyo, un responsable du ministère des Affaires étrangères a indiqué que le Premier ministre nippon Junichiro Koizumi et le président américain George Bush avaient uni leurs efforts pour pousser le Conseil de sécurité à adopter "une position ferme" contre Pyongyang.

La résolution nippone prévoit des mesures punitives, comme l'interdiction des "transferts de ressources financières, biens, matériaux et technologies à destination des utilisateurs qui pourraient contribuer aux programmes (nord-coréens) en matière de missiles et armes de destruction massive".

Pékin et Moscou, qui ont droit de veto au Conseil, préfèreraient cependant une déclaration présidentielle, moins contraignante qu'une résolution.

La Corée du Nord a procédé mercredi au tir d'essai de six missiles à courte et moyenne portée et d'un septième (Taepodong-2) d'une portée allant jusqu'à 6.700 km, suffisante pour toucher l'Alaska. Les missiles se sont abîmés en Mer Orientale (Mer du Japon)

Manifestations en Corée du Sud(photo: belga)

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