Washington exclut de discuter avec Pyongyang et appelle Pékin à intervenir

Les Etats-Unis ont exclu mercredi toute discussion directe avec la Corée du Nord après les tirs de missiles nord-coréens, et appelé la Chine à intervenir en faisant preuve de "fermeté" à l'égard de Pyongyang.

(afp) "Ce n'est pas une affaire américano-nord-coréenne et nous n'allons pas permettre au dirigeant nord-coréen d'en arriver là", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow. Le porte-parole a refusé de dire si Washington allait plaider pour des sanctions internationales à l'encontre de Pyongyang mais a réaffirmé la détermination américaine de trouver une solution pacifique. "La question clé est de définir une voie diplomatique pour inciter les Nord-Coréens à prendre du recul et à rejoindre la table des négociations à six", a-t-il dit.

Le secrétaire d'Etat adjoint américain aux Affaires asiatiques, Christopher Hill, a pour sa part appelé la Chine à se montrer "très, très ferme" avec la Corée du Nord après plusieurs tirs d'essai de missiles, rappelant que Pékin s'était publiquement exprimé contre ces essais avant qu'ils se produisent. "Nous avons besoin que la Chine, qui est membre des négociations à six et - c'est d'ailleurs peut-être plus important - le pays hôte de ces négociations, se montre très, très ferme avec leurs voisins et alliés de longue date, les Nord-Coréens, sur ce qui est un comportement acceptable et ce qui ne l'est pas", a déclaré M. Hill sur la chaîne CNN International.

Après une journée de silence, le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé mercredi soir dans un communiqué la "préoccupation" de la Chine. "Nous espérons que les parties concernées conserveront leur calme et feront preuve de retenue", ajoute le texte. Washington a mené une contre-offensive diplomatique offensive, étendue à la Chine, la Russie, le Japon, la Corée du Sud, la France, la Grande Bretagne et d'autres partenaires, pour constituer une réponse unie.

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a souligné mercredi que la Corée du Nord avait peut-être "mal évalué" la cohésion de la communauté internationale si elle songeait que ses tirs d'essais de missiles la diviseraient. "La réponse à leurs agissements a été très forte. Aussi, quelles que soient leurs motivations, quel que soit ce qu'ils souhaitaient faire, ils ont obtenu une réaction très forte de la communauté internationale", a-t-elle précisé à l'issue d'une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères turc, Abdullah Gul.

Le Conseil de sécurité des Nations unies était réuni mercredi pour des consultations d'urgence à huis clos, à la demande du Japon, soutenu par les Etats-Unis, et devait examiner un projet de résolution. Mme Rice a parlé aux ministres des Affaires étrangères sud-coréen, japonais, chinois et russe, et devait rencontrer plus tard dans la journée de mercredi le conseiller à la sécurité nationale de Corée du Sud, a rapporté M. Snow.

photo belga

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