Zone euro: accord définitif pour activer le plan d'aide à la Grèce

Les dirigeants de la zone euro ont approuvé définitivement vendredi soir l'activation du plan d'aide de 110 milliards d'euros à la Grèce sur trois ans, et se sont dits disposés sur le principe à "renforcer" leur discipline budgétaire, selon une source diplomatique.

(AFP) - "Les chefs d'Etat et de gouvernement ont approuvé le plan de prêts pour la Grèce, cela n'a pas posé de problème", a souligné cette source.

Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro doivent y contribuer à hauteur de 80 milliards d'euros, dont 30 milliards d'euros en 2010 qui commenceront à être versés d'ici au 19 mai, date d'une échéance de remboursement de dette importante pour les autorités grecques.

Le reste sera apporté par le Fonds monétaire international.

Le feu vert des dirigeants de la zone euro, réunis pour un sommet extraordinaire à Bruxelles, était attendu. Leurs ministres des Finances s'étaient déjà mis d'accord sur le plan dimanche dernier.

Par ailleurs, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont mis d'accord vendredi soir "pour renforcer le Pacte de stabilité", l'instrument qui limite les déficits publics nationaux des différents pays, selon la même source. Le dispositif est jugé aujourd'hui largement inefficace à la lumière de la crise.

Les dirigeants doivent toutefois encore décider de la manière de durcir le dispositif, selon la source.

L'Allemagne prône la privation des droits de vote des pays trop laxistes lors des réunions ministérielles de l'UE, ainsi que le non versement de certaines subventions européennes aux mauvais élèves, comme les Fonds de cohésion, prévus pour aider les régions défavorisées.

Berlin souhaite si nécessaire modifier le traité européen pour durcir les mécanismes, une procédure lourde qui n'est pas du goût de tout le monde.

L'Autriche, de même, est opposée à l'idée d'une suspension des droits de vote.
L'approbation du plan pour la Grèce et l'acceptation d'un durcissement de la discipline budgétaire ne constituent toutefois que l'entrée en matière du sommet de la zone euro.

Les dirigeants continuaient leurs discussions vers 23H00 (21H00 GMT) sur les moyens de freiner la contagion de la crise grecque, que le président la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a qualifiée de "crise systémique", c'est-à-dire menaçant toute la zone euro, selon une source européenne.

Ils envisagent de mettre un place un Fonds de soutien face à la crise pour aide les pays menacés, qui pourrait être alimenté par la Commission européenne et la BCE, selon des sources diplomatiques.

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