Américains et Chinois se disputent le Top mondial

6 sociétés américaines et 4 chinoises trustent les 10 premières capitalisations boursières mondiales.

Quinze mois après le début de remontée des cours boursiers — suivi du revirement à la baisse de ces dernières semaines -, on ne peut pas vraiment parler d’un grand bouleversement au sein du Top 10 des sociétés qui pèsent le plus lourd à l’échelle mondiale. Les sociétés américaines restent les mieux représentées, devant les entreprises chinoises. Mais il faut bien reconnaître que l’influence américaine a faibli au sein de ce classement, et ce au profit, une fois encore, des sociétés chinoises. Les sociétés américaines ne sont plus qu’au nombre de 6 (-1) actuellement dans le Top 10, et celles basées en Chine 4 (+1). Et comme on le constate, aucune société de droit européen  n’est parvenue à se hisser dans ce classement.

les entrées et sorties

Par rapport à la liste de 2009, trois noms cotés à Wall Street ont, en réalité, quitté le Top 10 mondial. Il s’agit de Jonhson & Jonhson, AT & T et General Electric. Ils ont été doublés par Apple Berkshire-Hathaway et par la banque China Construction.

General Electric a clairement souffert de la décision de ses dirigeants de diviser par trois le montant de son dividende l’an passé. De son côté, le caractère défensif deJonhson & Jonhson a eu pour conséquence que ce groupe a été doublé en Bourse par des sociétés qui ont effectué un rattrapage plus "agressif" depuis mars 2009, après la débâcle de 2008. Quant à AT & T, sa valeur a fondu dans la foulée notamment des résultats décevants réalisés par l’opérateur télécom en 2009.

ExxonMobil n°1 mondial

Pour en venir à la tête du classement, ExxonMobil et PetroChina se partagent, tantôt l’une, tantôt l’autre, les premières et deuxième places du classement. Pour l’heure, c’est ExxonMobil qui, avec une valeur boursière de 289,3 milliards de USD domine les débats. Le pétrolier chinois affiche, pour sa part, une capitalisation boursière de 270,5 milliards de USD.

On n’a pas manqué de noter qu’ExxonMobil a perdu près du tiers de sa valeur boursière ces douze derniers mois, tandis que Petrochina a gagné près de 5 %.

Si ces valeurs conservent cette orientation, il est probable que le groupe listé à Hong Kong reprenne la tête mondiale.

ExxonMobil a cependant pour lui l’avantage de réaliser des ventes et des bénéfices bien supérieurs à ceux de Petrochina. De même, il affiche un endettement net deux fois moins élevé.

 

Apple, outsider menaçant

Rien n’est donc figé. Loin de la. Et ce d’autant qu’un outsider se fait de plus en menaçant. Il s’agit d’Apple qui connaît depuis quelques années une véritable success story avec ses Iphones, Ipad et consorts. Entre mars 2009 et aujourd’hui, la valeur de la société cotée sur la Bourse du Nasdaq a été multipliée par 3 pour atteindre 224 milliards de USD. Une performance qui permet à Apple de se positionner à la

3e place du classement, devant le Chinois IC Bank et Microsoft qui échoit, lui, à la 7e place.

Apple sera-t-il en mesure de devenir un jour la plus importante capitalisation boursière au monde? Il faudra certainement patienter dans la mesure où le chiffre d’affaires du groupe technologique est 6 fois inférieur à celui d’ExxonMobil. Et son résultat est 2,5 fois moindre.

Handicapé comme Jonhson & Jonhson par son caractère défensif — ce ne sont pas les valeurs que les investisseurs recherchent en priorité lorsque les marchés remontent — Wal-Mart rétrograde de la 3e à la 9e place. En 15 mois, et en dépit de résultats record, tant au niveau des ventes que du bénéfice, la capitalisation boursière de ce distributeur, est tombée de 215 milliards à 178 milliards de USD.

Encore en convalescence, le secteur des banques américaines demeure absent de ce Top 10 mondial. La première d’entre elles, JP Morgan pointe à la 21e marche du classement des plus importantes capitalisations mondiales (142,5 milliards de USD).

Petrobras n°1 en Amérique latine

Numéro un sur le continent sud-américain, le pétrolier brésilien Petrobras (20e, 142,7 milliards de USD) est bien parti pour céder son leadership au producteur brésilien de minerai fer Vale (28e, 125 milliards).

Ce grand spécialiste de l’exploration offshore souffre des tracas de BP, et de la perspective d’une augmentation de capital géante qui entraînera une forte dilution de la valeur de ses actions.

Ces dernières ont déjà perdu 33 % depuis leur plus haut de ces douze derniers mois.

 

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