L'Europe boursière en vert clair

Francfort excepté, les Bourses européennes ont sauvegardé leur faible croissance au terme d’une journée sans conviction. La publication de statistiques américaines en demi-teinte a parfaitement tenu son rôle de facteur confondant. L'instabilité du marché d'actions new-yorkais, animé par des acquisitions, n'a d'ailleurs aucunement rassuré.

En cette fin de semaine caractérisée par de nombreux doutes quant à la conjoncture mondiale ou la solvabilité des banques européennes, les principaux marchés d’actions européens ont conclu sur une toute petite remontée. La publication de statistiques américaines en demi-teinte a parfaitement tenu son rôle de facteur confondant.

Indication cruciale sur la santé de la première économie mondiale, le rapport mensuel de l’emploi américain a conforté les inquiétudes, sans pour autant les aggraver. Après l'affaiblissement de l’emploi privé, publié mercredi, et l’augmentation des inscriptions au chômage, annoncé jeudi, les analystes prévoyaient un chiffre en-deçà du consensus. Sans grande surprise, l'économie américaine a ainsi supprimé 125.000 emplois nets en juin.

A la clôture, le Footsie a engrangé 0,67 % (4.838,09 pts), le CAC 40 a consolidé 0,25 % (3.3348,37 pts) et l'AEX seulement 0,11 % (308,20 pts). Seuls voyants rouges parmi les places financières d'Europe, le Dax a perdu 0,40 % (5.834 pts) et l'indice DJ Stoxx 600 a interrompu sa course à la limite de l'imperceptible: 0,01 % (237,27 pts).

Au lendemain d’un net décrochage, les principales Bourses européennes se sont mollement reprises. Les valeurs bancaires et automobiles, en ordre dispersé, ont légèrement invité les actions à la hausse. Même comportement pour les valeurs minières qui ont dispensé plus d’optimisme. A cet effet, le gouvernement australien a obtenu un compromis sur le projet controversé de taxe sur les super-profits des groupes miniers. Ladite taxe a été réduite de 40 à 30% et son assiette modifiée. Exemple parmi d’autres, Xstrata a gravite autour des 4% avant de terminer à hauteur de 2.18%.

A Francfort, les grands perdants ont été les valeurs industrielles, qui avaient jusqu'ici le vent en poupe. Les valeurs en baisse n'ont été autres que celles au profil défensif, usées tout au long de la semaine pour pallier le manque de confiance en la reprise mondiale.

Le compartiment bancaire s'est également bien porté. Des sources du secteur et d'autres proches des autorités régulatrices ont déclaré à l'agence Reuters qu'aucun établissement allemand n'était en danger après la réalisation des stress tests et qu'il y avait suffisamment de liquidités disponibles si la situation venait à se dégrader.

De son côté, le marché bruxellois flirte avec le seuil du retrait. Le Bel 20 a faiblement progressé de 0,05 % à 2.337,29 points. Alors que, à la mi-séance, il ne grappillait que 0,02%, l’indice vedette a repris de la marge, avant de se comprimer dans la dernière heure. Avec 11 de ses éléments dans le vert, l'indice a accusé la dévalorisation des télécoms. Citigroup a en effet dégradé la recommandation de Mobistar, conseillant à présent de la vendre, et émis un avis négatif à l’encontre de Belgacom. En revanche, les financières s'inscrivent en nette hausse. Tiraillé entre ces deux tendances, l'indice bruxellois ne parvient pas à rebondir. Il tourne autour de l'équilibre à 2.340 points.

Wall Street a ouvert sur une microscopique hausse, et ce, malgré des destructions d'emplois plus nombreuses que prévu: le Dow Jones gagnait 0,13% et le Nasdaq 0,22%. Hier, la Bourse new-yorkaise avait terminé en baisse pour la quatrième séance consécutive. Les indicateurs macroéconomiques confirmaient une tendance au ralentissement de l'économie, tant aux Etats-Unis que dans le reste du mondes. Ces craintes semblent reprendre le dessus par rapport aux inquiétudes sur les dettes souveraines européennes.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a achevé la journée sur un faible regain de 0,13%, du fait d'achats opportunistes, consécutifs à la forte baisse des valeurs ces derniers jours, et grâce à un léger affaiblissement du yen face à l'euro et au dollar.

 

STATISTIQUES

Zone euro

  • Le taux de chômage dans la zone euro est resté stable à 10% en mai.

 

Etats-Unis

  • En données corrigées, l'économie américaine a supprimé 125.000 emplois. Paradoxalement, le taux de chômage s'est replié à 9,5 %, un plus bas depuis juillet 2009.
  • Les commandes à l'industrie ont reculé en mai de 1,4%. Une première depuis neuf mois, au-delà des prévisions.

 

VALEURS A SUIVRE

  • Ageas a signé un accord avec PAI Partners en vue de l'acquisition de Kwik-Fit Insurance Services, une société britannique de courtage en assurance qui sert plus de 600.000 clients, pour une contrepartie totale de 215 millions de livres sterling. Cette transaction devrait être finalisée durant le troisième trimestre 2010, sous réserve de l'accord des régulateurs.
  • Belgacom a été abaissé à "conserver" contre "acheter" par Citigroup.
  • Mobistar a été abaissé à "vendre" contre "conserver" par Citigroup.
  • Punch Telematix : Trimble Navigation a relevé son offre sur Punch à 3,2 euros/action contre 3,15 euros/action auparavant, après avoir échoué à prendre le contrôle de 95% du groupe. Les actionnaires qui ont déjà porté leur titre à la vente vont recevoir un supplément. L'offre court du 7 au 23 juillet.

  • D'Ieteren a enregistré une augmentation de 18% de ses ventes de véhicules au premier semestre, contre 17% pour le secteur automobile belge dans son ensemble.
  • Sipef: cotation ex-dividende
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