Les actions chères ne sont pas celles que l’on croit…

L’écart entre les ratios cours/bénéfices attendus des actions les plus chères et les moins chères s’est très fortement atténué. Du coup, le stratégiste en chef d’UBS sur le marché américain estime que le rapport risque/return devrait être plus favorable aux titres offrant une prime de valorisation.

Si votre scénario est que le second round de rachats d’emprunts d’État US ("Treasuries") auquel se prépare la Réserve fédérale (Fed) va enfin permettre un renforcement de la reprise économique aux Etats-Unis, alors vous avez intérêt à acheter des actions et surtout celles qui apparaissent aujourd’hui comme "les plus chères". Leur cherté est en effet toute relative…

Le raisonnement, élaboré par le stratégiste en chef d’UBS sur le marché américain, est assez simple, mais encore fallait-il y penser. Constatant que l’écart entre les ratios cours/bénéfices attendus (P/E) des actions les plus chères et les moins chères s’est très fortement atténué, Jonathan Golub estime que le rapport risque/return devrait être plus favorable aux titres offrant une prime de valorisation.

Si l’on prend comme exemple le S & P 500, on constate que le différentiel de valorisation entre ses constituants les plus et les moins chers s’élève à seulement 3,6, alors que le multiple était de 9,6 en 2006. Pour peu que le marché ne soit pas baissier, l’histoire nous apprend que les actions disposant d’un P/E relativement plus élevé devraient surperformer de 5 à 10 % les autres valeurs pendant une période de 12 à 24 mois. À l’entendre, privilégier ces titres, "c’est un peu comme acheter un Picasso lorsque les pièces les plus onéreuses du marché de l’art sont boudées par les investisseurs. Sur une base relative, les actions les moins chères sont surévaluées parce qu’elles sont plus proches du P/E moyen du marché. Mon objectif n’est pas de surpayer les actions, mais de tirer profit du fait que, traditionnellement, les actions à P/E élevés sont souvent plus chères qu’elles ne le devraient."

Sont dans ce cas de figure, les valeurs industrielles et celles liées aux biens de consommation (durables ou non).

 

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés