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Les banques se traitent sous leur valeur comptable en Bourse

Les valeurs bancaires sont bon marché. Mais n'attirent toujours pas les investisseurs...

Deux ans après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, les investisseurs ne sont toujours pas prêts à débourser davantage que la valeur de liquidation pour les actions des banques. En moyenne, ces actions se traitent sur les marchés boursiers des pays développés à 95 % de leur valeur comptable.

Il s’agit, relève Bloomberg, d’un niveau jamais vu avant l’éclatement de la crise financière en 2008. Ce pourcentage était, à titre de comparaison, monté jusqu’à 193 % en 1993. Dans l’indice Dow Jones Stoxx 600 européen, les valeurs bancaires s’échangent à 95 % en moyenne de leur valeur comptable. 

Ces actions, qui affichent une décote en Bourse, peuvent être considérées comme bon marché. Ce caractère ne suffit pas pour autant à séduire les investisseurs. Et cela, même si le taux de défaut des obligations d’entreprises est revenu à un plus bas de 20 mois (5,1 % aux USA et 4,8 % en Europe selon Moody’s), et que les provisions pour créances douteuses auprès des banques ont chuté de moitié au deuxième trimestre de 2010.

 

Le cas japonais

Pour Thomas Haerter, (Swisscanto à Zurich), "on ne peut écarter l’idée que ces actions resteront bon marché un certain temps, alors que les statistiques économiques laissent à penser que la reprise des économies risque de s’essouffler". "Ce qui, ajoute de son côté Rafi Zama (DuPont Capital aux USA), provoquera une nouvelle dégradation de la qualité du crédit. Cette perspective n’est évidemment pas une nouvelle favorable pour les banques".

L’immobilier américain, toujours embourbé dans une profonde crise, et la perspective de nouvelles règles de régulation pour le secteur financier, sont d’autres facteurs qui tendent à réduire l’appétit des investisseurs pour les actions financières. Et l’évolution du secteur au Japon n’est pas faite pour les aider à en retrouver. À la Bourse de Tokyo, les banques qui souffrent toujours de la folle spéculation de la fin des années 1980, s’échangent actuellement à… 66 % de leur valeur comptable.

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