"Les taureaux sont devenus nerveux"

Le taureau de bronze de Wall Street, symbole des investisseurs optimistes sur les marchés d'actions. ©AFP

Faute d’alternative intéressante, KBC AM mise toujours sur les actions, mais conseille tout de même de protéger au maximum son portefeuille en jouant les thèmes défensifs.

Dans un contexte de taux toujours bas, négatifs en termes réels sur la plupart des marchés, Dirk Thiels, responsable de la stratégie d’investissement chez KBC Asset Management, préfère toujours les actions aux obligations. Mais il reconnait que les marchés d’actions deviennent de plus en plus nerveux, partagés entre une croissance faible et la peur de la fin des mesures d’assouplissement quantitatif. "A défaut d’alternative, les investisseurs doivent continuer à privilégier les actions, mais ils doivent rester aussi défensifs que possible", estime-t-il dès lors. Comment bien "défendre" son portefeuille ? 

  • Choisir des actions au rendement de dividende élevé, comme Belgacom (10,5%), Total (6%) ou Pfizer (3,2%) et garder une bonne diversification sectorielle. 
  • Privilégier les entreprises qui procèdent à des rachats d’actions, comme récemment Apple, IBM, Ahold ou encore CapGemini.
  • Préférer des secteurs aux flux de trésorerie stables, comme les entreprises pharmaceutiques. Parmi les chouchous de Dirk Thiels : Thrombogenics,Johnson&Johnson, Pfizer, Sanofi ou Teva. 
  • Choisir des entreprises qui sont actives dans les locomotives de l’économie mondiale, donc dans les marchés émergents, notamment le secteur du luxe. Il aime Van de Velde en Belgique, et Swatch, Richemont, BMW, Daimler dans le reste du monde. 

Obligataire émergent

Pour les investisseurs désireux de s’orienter vers le marché obligataire et qui souhaitent bénéficier d’un minimum de rendement réel, le stratégiste conseille de privilégier les obligations des pays émergents en monnaie locale. "Ces marchés offrent plus de rendement, ils sont basés sur des fondamentaux solides, notamment en termes de ratio d’endettement et permettent de jouer des devises sous-évaluées", explique Dirk Thiels. Naturellement, le marché obligataire des pays émergents est beaucoup plus volatile que celui des pays de la zone euro ou des Etats-Unis. Il n’est donc pas sans risque.

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