Publicité

IBM et les prises de bénéfices ont pesé sur Wall Street

©REUTERS

En clôture, le Dow Jones Industrial Average a cédé 1,87% à 7.776,18 points, le Nasdaq, à dominante technologique 2,63% à 1.545,20 points et l'indice élargi Standard & Poor's 500 2,03% à 815,94 points.

Bruxelles (L'Echo) -En recul dès l’ouverture, la baisse des indices s'est accélérée vendredi en début d'après-midi à la Bourse de New York. Outre-Atlantique comme sur le Vieux Continent, les marchés ont   été  victimes de prises de bénéfices.

En clôture, le Dow Jones Industrial Average a cédé 1,87% à 7.776,18 points, le Nasdaq, à dominante technologique  2,63% à 1.545,20 points et l'indice élargi Standard & Poor's 500 2,03% à 815,94 points.

  • La baisse du Dow Jones a notamment été  alimentée par le fort repli de son composant le plus lourd, le groupe informatique IBM. L’action  a en effet lâché 4,69% à 94,15 dollars, dans le sillage du groupe Accenture actif sur le même segment de marché.  Jeudi soir,  Accenture a en effet révisé  à la  baisse ses prévisions annuelles lors de la publication de ses comptes 2008. Son bénéfice par action est désormais prévu entre 2,60 dollars et 2,67 dollars, alors que le groupe tablait jusqu'à présent sur 2,78 à 2,85 dollars. Le marché attendait pour sa part 2,79 dollars.
  • Le marché a également été surpris par les commentaires de la direction du groupe  qui, il y a quelques mois à peine, espérait qu’Accenture serait imperméable à la crise. "Ce climat de plus en plus incertain (..) a eu un impact dramatique sur certains de nos clients", reconnait désormais Accenture dont l’action  s’est écrasée de 13,45% à 27,66 dollars.
  • Parmi les composants du Dow Jones, le constructeur General Motors s’est distingué particulièrement en grimpant de 6,16% à 3,62 dollars, alors que Barack Obama  s’est dit prêt à mettre plus d'argent pour sauver le secteur automobile de la faillite, tout en réclamant en retour une restructuration "douloureuse" et "drastique. Le président américain  annoncera lundi son plan d'aide aux constructeurs automobiles.
  • Les valeurs bancaires ont également été mises sous pression. L'ancien président de la Réserve fédérale des Etats-Unis Alan Greenspan a estimé que les banques américaines avaient encore besoin de regonfler leurs fonds propres de plus de 850 milliards de dollars avant de pouvoir recommencer à prêter de manière normale. Dans la foulée, Citigroup a cédé  6,76% à 2,62 dollars et JPMorgan Chase 5,84% à 27,4 dollars. Le titre n’a naturellement pas été soutenu par les propos du PDG de la banque, Jaimie Dimon, selon qui “le mois de mars a été un peu plus dur" que les deux précédents pour la banque américaine.

A-S. B.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés