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L'Europe boursière oublie la Fed et sanctionne les banques

"La remontée des défensives comme Total, Sanofi-Aventis, GDF ou France Télécom est venue contre-balancer BNP Paribas", a expliqué à l'AFP Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities.

L'indice vedette s'est replié de 9,74 points à 3.241,92 points dans un volume d'échanges de 4,279 milliards d'euros. Mardi, il avait pris 2,07% à 3.251,66 points.

Londres a pris 0,35% tandis que Francfort a perdu 0,46% et l'Eurostoxx 50 0,24%.

"La remontée des défensives comme Total, Sanofi-Aventis, GDF ou France Télécom est venue contre-balancer BNP Paribas", a expliqué à l'AFP Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities.

La hausse de l'euro par rapport au dollar pesait aussi sur la cote car elle pénalise les exportations européennes, selon le vendeur d'actions.

Face à la crise, "les Américains utilisent toutes les armes: l'arme budgétaire avec le futur plan Obama, l'arme monétaire avec la baisse des taux et l'arme du change", a-t-il estimé.

La Réserve fédérale américaine a abaissé mardi son taux directeur au plus bas niveau de son histoire, le ramenant dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%.

Après cette décision l'euro est repassé au-dessus de 1,40 dollar pour la première fois depuis fin septembre.

Une remontée "d'autant plus inquiétante que Jean-Claude Tichet a dit qu'il pourrait faire une pause", a ajouté Xavier de Villepion. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) a suggéré de faire une pause dans la baisse des taux expliquant que les baisses historiques décidées par la BCE récemment devaient agir sur l'économie.

BNP Paribas s'est effondrée de 17,24% à 34 euros, après l'annonce de pertes de 710 millions d'euros pour ses activités de marché sur les onze premiers mois de l'année.

Les autres banques ont fini également en baisse, la banque d'affaires américaine Morgan Stanley a fait état d'une perte nette réduite au quatrième trimestre de son exercice fiscal par rapport à celle accusée un an plus tôt, mais bien pire qu'attendu par le marché.

Ainsi Crédit Agricole a perdu 3,47% à 8,34 euros, Dexia a reculé de 5,57% à 2,88 euros, Natixis de 11,89% à 1,26 euro et Société Générale de 5,77% à 34,81 euros.

Les valeurs dites défensives, peu dépendantes des nouvelles conjoncturelles, sont venues faire contre-poids. Sanofi-Aventis a pris 1,76% à 45,60 euros, GDF Suez 3,38% à 31,68 euros, Vivendi 1,97% à 23,29 euros et France Télécom 0,74% à 19,75 euros.

Les valeurs liées au pétrole dont Total, première capitalisation de CAC 40, se sont également bien portées. Les pays membres de l'Opep, qui fournissent plus de 40% de la production mondiale d'or noir, sont parvenus à un consensus pour une baisse record de 2 millions de barils par jour (mbj) sur leur quota de production de 27,3 mbj.

Total a progressé de 1,22% à 41,50 euros, Technip de 0,74% à 22,40 euros ou CGG Veritas de 0,74% à 11,49 euros.

PPR a terminé en tête de l'indice (+7,71% à 46,04 euros). Sa filiale, le groupe français d'ameublement Conforama, va fermer quatre magasins sur 19 et supprimer 430 emplois sur 2.200 en Italie. Une décision "bien perçue" par les investisseurs selon Xavier de Villepion pour qui Conforama est "le maillon faible" de PPR.

EDF a gagné 2,16% à 42,25 euros, le groupe va acquérir la moitié des activités nucléaires de l'américain Constellation Energy, pour 4,5 milliards de dollars.

Enfin, l'assureur et courtier April Group s'est écroulé (-37,91% à 15,50 euros) après avoir revu en forte baisse ses prévisions pour l'exercice 2008. Il table désormais sur un bénéfice net en recul de 20% par rapport à 2007, alors qu'il anticipait jusqu'ici une progression de l'ordre de 8%.

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