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La Bourse de Bruxelles se rattrape de justesse, Belgacom se déplume (-2%)

©Photo News

La place bruxelloise a clôturé les derniers échanges d'une semaine encourageante en légère hausse, s'octroyant 0,78% à 1.881,46 points sur le fil du rasoir.

  • Le taux chômage de la zone euro a enregistré une hausse plus marquée que prévu en octobre, pour s'établir à 7,7%, selon les chiffres publiés vendredi par Eurostat. Les économistes attendaient en moyenne un taux de chômage de 7,6%. Le chiffre du mois de septembre a par ailleurs été revu en hausse, de 7,5% à 7,6%. En France, le chômage est monté à 8,2% contre 8,0% en septembre. L'Allemagne a enregistré un taux de chômage stable d'un mois sur l'autre, à 7,1%.
  • L'inflation a fortement reculé dans la zone euro en novembre, à 2,1% sur un an selon la première estimation publiée vendredi, un reflux qui devrait nourrir les anticipations de baisse des taux d'intérêt de la BCE la semaine prochaine. La hausse des prix à la consommation des Quinze affiche un recul de 1,1 point par rapport au taux de 3,2% enregistré en octobre. Les marchés financiers anticipaient pour novembre un taux de 2,3%. La Banque centrale européenne entend contenir l'inflation légèrement en dessous de 2% et plusieurs de ses dirigeants ont laissé entendre ces derniers jours qu'ils disposaient d'une importante marge de manoeuvre pour réduire les taux jeudi prochain lors de leur réunion de politique monétaire. La plupart des économistes s'attendent à une baisse d'au moins 50 points de base des taux de la BCE, qui ramènerait le principal d'entre eux à 2,75%. Mais environ un quart table sur une baisse de 75 à 100 points de base. L'estimation instantanée de l'inflation publiée par Eurostat ne comporte pas de données mensuelles et de publication détaillée des différentes composantes de l'inflation. Le taux d'inflation en rythme annuel dans la zone euro avait atteint un pic de 4,0% en juillet. L'inflation diminue dans le sillage de la décrue des prix énergétiques. La contraction économique amorcée au deuxième trimestre contribue en outre à la désinflation en réduisant la demande de consommation.
  • La croissance annuelle de la masse monétaire M3 de la zone euro est ressortie à 8,7% en octobre comme en septembre, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient 8,1%, a annoncé la Banque centrale européenne jeudi. La moyenne mobile sur trois mois donne un taux de croissance de 8,7% sur la période août-octobre contre 8,9% sur la période juillet-septembre. La croissance annuelle des prêts au secteur privé a ralenti à 7,8% contre 8,5% en septembre (consensus: 8,0%).
  • Le Japon s'est installé dans la récession en octobre avec des chutes de la production industrielle et de la consommation qualifiées d'"épouvantables" par les économistes, après les résultats déjà très inquiétants du commerce extérieur pour le même mois.
  • La deuxième économie mondiale est entrée en récession au troisième trimestre 2008, son produit intérieur brut (PIB) ayant reculé (-0,1%) pour le deuxième trimestre d'affilée, avait annoncé le gouvernement le 17 novembre.
  • Les statistiques de la production industrielle, de la consommation des ménages et des ventes de détail publiées vendredi ont confirmé le sérieux de ce passage à vide. "Les chiffres du Japon sont incroyablement mauvais", a jugé Glenn Maguire, économiste en chef pour l'Asie à la Société Générale. La production industrielle s'est contractée de 3,1% en octobre par rapport à septembre, plombée par le brutal ralentissement de la cadence dans les usines automobiles et de produits électroniques, affectées par le recul de la demande aux Etats-Unis, en Europe de l'Ouest et au Japon. Cette chute est pire que celle que pronostiquaient en moyenne les économistes (-2,6%).
  • De plus, les industriels japonais s'attendent à ce que la production dégringole encore de 6,4% en novembre et de 2,9% en décembre, selon le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (Meti). "Il est difficile de mesurer à quel point les chiffres de la production industrielle sont épouvantables", s'est désolé Richard Jerram, économiste chez Macquarie Securities, dans une note à ses clients. Selon lui, si les prévisions pour novembre et décembre se confirment, le dernier trimestre 2008 sera de loin le plus désastreux pour l'industrie japonaise depuis le choc pétrolier du début des années 1970.
  • Toujours en octobre, la consommation des ménages au Japon a chuté de 3,8% sur un an, sa huitième baisse d'affilée, et les ventes de détail se sont érodées de 0,6%, les particuliers se serrant la ceinture face à la crise. Les ventes de voitures, d'appareils ménagers et de vêtements ont nettement diminué.
  • Les comptes pour le premier semestre du holding RHJ International, principalement actif au Japon mais coté sur Euronext Bruxelles sont marqués par la crise financière et cela pourrait bien se prolonger. Le chiffre d'affaires total du groupe passe de 1,8 milliard d'euros à 1,6 milliard, tandis que la marge brute diminue de manière plus significative à 164 millions d'euros contre 214,7 millions à  la même période un an plus tôt. Une baisse que RHJI justifie "par une diminution des volumes et l'incapacité d'adapter les coûts en conséquence".
  • Le holding enregistre en outre une perte sur portefeuille de 40,5 millions d'euros contre un bénéfice de 15,6 millions au premier semestre 2007.
  • Les coûts de financement de RHJI ont fortement grimpé, du coup la perte avants impôts se creuse nettement elle aussi à 209 millions d'euros contre 55,6 millions d'euros auparavant. Sur la période, la perte nette se chiffre donc à 120,2 millions d'euros contre une perte de 78,7 millions d'euros l'année précédente.
  • KBCS a abaissé son objectif de cours sur le titre à 8 euros contre 9 auparavant.
  • KBCS a abaissé son objectif de cours sur le titre à 7 euros contre 9,5 auparavant.
  • La Banque Degroof a abaissé son objectif de cours sur le titre à 8,7 euros contre 12 auparavant.
  • On savait déjà que l'ancien conseil d'administration de Fortis démissionnerait à l'issue des assemblées générales prévues la semaine prochaine, pour autant que le nouveau conseil soit élu. Le holding financier annonce maintenant qu'Herman Verwilst démissionnera également de ses fonctions de membre de l'Executive Committee, après une quinzaine d'années passées au sein du groupe, dès la fin de l'assemblée de mardi prochain.
  • Même sort pour Alain Deschênes qui se retire également de l'Executive Committee, annonce lecho.be. L'indemnité de départ d'Herman Verwilst a été fixée à 800.000 euros, soit le montant de sa rémunération de base annuelle.
  • L'opérateur historique Belgacom a bouclé la troisième et dernière tranche de son programme de rachat d'actions qui portait sur un montant total de 200 millions d'euros (ou de 7.379.925 titres). Cette ultime phase de 60 millions d'euros a été réalisée entre le 5 novembre et le 26 novembre 2008. Le prix moyen des actions propres acquises par Belgacom s'éleve à 27,1005 euros. L'opérateur précise que ces titres "n'ouvrent aucun droit à dividende aussi longtemps qu'elles seront détenues par Belgacom". Didier Bellens va rempiler pour un nouveau mandat d'administrateur délégué de Belgacom.
  • Le conseil d'administration de Belgacom a, par ailleurs, tenu séance jeudi pour la cinquième fois cette année. L'actuel CEO et les autres membres du conseil de l'opérateur télécom ont conclu durant cette réunion un accord relatif aux conditions du contrat de Didier Bellens et vont dès à présent demander au gouvernement de promulguer un arrêté royal concernant le renouvellement du mandat de ce dernier en qualité d'administrateur délégué de la société pour une période de six ans. "Les deux parties se félicitent de ce résultat positif et se réjouissent de poursuivre sur la voie d'une collaboration fructueuse", précise Belgacom dans son communiqué.
  • L'opérateur semi-public Belgacom a annoncé ce vendredi la finalisation de l'acquisition de Scarlet, après que le conseil de la Concurrence ait approuvé la transaction. Les résultats de Scarlet seront intégrés dans les résultats consolidés de Belgacom dès le 1er décembre.
  • Belgacom avait initialement proposé quelque 185 millions d'euros pour acquérir toutes les actions de Scarlet. Finalement, la transaction a été conclue à 175 millions d'euros, soit 10 millions de moins qu'initialement annoncé. La différence de prix a été convenue "avec les actionnaires de Scarlet", déclare Belgacom dans un communiqué. Elle s'inscrit dans le cadre des engagements pris par Belgacom auprès du Conseil de la concurrence. Ce dernier a en effet exigé plusieurs choses de Belgacom.
  • Parmi les exigences du Conseil de la concurrence, deux d'entre elles sont principalement à l'origine de la réduction de 10 millions d'euros du prix d'acquisition. "D'abord, Belgacom, qui possède déjà son réseau, a du revendre le réseau de fibres optiques de Scarlet. Ensuite, le groupe a du s'engager à assurer aux anciens clients Scarlet la possibilité de se désabonner sans devoir payer d'indemnités de départ", explique Haroun Fenaux, porte-parole de Belgacom.
  • La société de placements américaine Franklin Resources a diminué sa participation au sein de l'entreprise cotée sur Euronext Bruxelles Barco.
  • Franklin, jusqu'à présent troisième plus important actionnaire de Barco, détenait, selon le site Internet de Barco, 5,01% du capital de la société belge. Hors le 24 novembre dernier, cette participation a été réduite à 3,03% ou 384.500 titres.
  • Résultats semestriels 2008/09, 17h45
  • Trading update troisième trimestre
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