Les Bourses européennes ont digéré le mini-krach asiatique

(l'écho) Dopés aux fusions-acquistions, les marchés européens abordent avec sérénité la saison des résultats trimestriels aux USA. A Paris, le CAC 40 (+0,43%) retrouve son plus haut niveau depuis février 2001. Francfort a clôturé en hausse de 0,94%, Amsterdam de 0,92% et Londres de 0,32%. Le DJ Stoxx 50 gagne 0,7%.

Depuis le début de l'année, les opérations de fusions-acquisitions ont totalisé 517 milliards de dollars selon des données compilées par Bloomberg. En 2006, les deals entre entreprises sont ressortis à un total de 1600 milliards de dollars.

Clairement, la vague d'OPA soutient les marchés européens ce matin indique Philippe Gijsels, stragégiste en actions chez Fortis Banque. Quant aux bons chiffres sur l'emploi publiés vendredi dernier aux Etats-Unis, ils passent au second plan indique celui-ci puisqu'ils comportent à la fois une bonne et une mauvaise chose. La statistique meilleure que prévue est en effet nécessaire pour garantir la bonne marche de la croissance économique américaine mais, à l'inverse, cela éloigne aussi la perspective d'une baisse des taux de la Fed. A cet égard, les marchés suivront avec attention la publication mercredi des Minutes de la Fed même si des commentaires ont déjà surgit par ci par là souligne Gijsels. Aucune surprise donc n'est à attendre à ce sujet alors que la tendance ces prochaines semaines sera rythmée par la publication de résultats trimestriels d'entreprises aux Etats-Unis. Le fabricant d'aluminium Alcoa ouvre le bal ce mardi. Vient ensuite General Electric vendredi et le gros de la troupe des entreprises composant le S&P 500 ces deux prochaines semaines.

Faut-il dès lors appréhender ces prochains jours? Non. La période de " confession " a été très calme et les attentes sont très basses estime le stratégiste de chez Fortis. Dès lors, il sera très facile pour la plupart des entreprises de se surpasser et de publier des résultats supérieurs aux attentes. Plus important, les marchés surveilleront les prévisions que donneront les entreprises poursuit Gijsels. En outre, les marchés sont très solides actuellement. La correction enregistrée suite au mini-krach boursier en Asie est terminée. Les marchés boursiers devraient donc continuer à progresser avec de temps en temps une correction mais ponctuelle et localisée sur quelques titres. Autre preuve d'un marché fort: malgré un profit-warning et des marges sous pression, l'action AMD a clôturé en hausse à Wall Street lundi conclut Gijsels.

VALEURS

PUMA bondit de 9,30% à 344,04 euros suite à l'acquisition annoncée de l'équipementier sportif allemand Puma par PPR (+3,17%), une opération saluée par les analystes financiers. PPR a déjà acheté 27,1% du capital de Puma et va lancer une offre publique d'achat sur le restant du capital au prix de 330 euros par action, valorisant la totalité de l'équipementier à 5,3 milliards d'euros. La direction de PPR a assuré que le groupe n'aurait pas besoin de céder des actifs pour s'offrir Puma. Exane BNP Paribas a confirmé sa recommandation "surperformance" sur PPR et UBS a maintenu la sienne à "acheter".

UNIBAIL (-4,75%) était à la peine après l'annonce de son rapprochement par échange d'actions avec le néerlandais Rodamco (+8,67%), qui doit donner naissance à un leader de l'immobilier commercial en Europe. Unibail propose 0,53 titre pour une action Rodamco. L'accord valorise la société néerlandaise à plus de 11 milliards d'euros.

SAINSBURY cédait du terrain sur des craintes d'un échec de l'offre de rachat de 16 milliards d'euros du consortium annoncé il y a deux mois. Selon le Financial Times, l'offre serait acceptable pour le conseil d'administration, mais se heurterait à l'opposition de la famille Sainsbury elle-même, qui en possède 18%, et du magnat Robert Tchenguiz, qui souhaiterait rentabiliser davantage les 5% qu'il a achetés récemment.

DAIMLERCHRYSLER +0,61% à 62,42 euros

Le groupe automobile germano-américain DaimlerChrysler était en forte hausse mardi matin à la Bourse de Francfort, après l'entrée du milliardaire américain Kirk Kerkorian dans la course pour la filiale américaine en difficultés Chrysler. Le magnat des jeux américain a rendu public jeudi dernier un courrier adressé à DaimlerChrysler: via sa société d'investissements Tracinda, il propose 4,5 milliards de dollars en cash pour acquérir Chrysler, dont Daimler envisage de se débarrasser après huit ans de mariage tumultueux. Avec l'entrée en lice du milliardaire américain, un nouveau candidat sérieux s'ajoute à la liste d'intéressés, notaient les analystes. Selon la presse allemande, les fonds Blackstone, Cerberus et l'équipementier automobile canadien Magna ont déjà fait une offre. "Le marché commence à spéculer sur une offre supérieure aux chiffres évoqués jusqu'à présent. Il y a des rumeurs sur un prix de 6 à 9 milliards de dollars", indiquait un courtier à Francfort.

ABN-AMRO +2,14% à 33,90 euros / BARCLAYS +0,27% à 735 pence

Selon un article du Sunday Telegraph, Royal Bank of Scotland serait en discussions avec l'espagnole Banco Santander pour faire une contre-offre conjointe sur la néerlandaise ABN Amro, en discussions avancées actuellement avec l'autre britannique Barclays. Barclays réagissait peu quant à elle à une rumeur vague d'un possible intérêt pour elle de l'américain JP Morgan.

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