Les pays "Club Med" ont douché les indices

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Les marchés se sont enfoncés dans le rouge en seconde moitié d'après-midi, de plus en plus inquiets de la santé financière de la Grèce, mais aussi du Portugal et de l'Espagne, dont les indices de référence dévissaient de 5%. Les valeurs bancaires buvaient la tasse. Le Bel 20 n'a pas fait exception, en dévissant de 2,96% à 2.455 points, son plus fort recul depuis fin octobre 2009.

Bruxelles (L'Echo) - Les craintes sur les déficits budgétaires de certains pays de la zone euro ont pris une nouvelle dimension ce jeudi, infligeant aux indices européens des reculs qu'ils n'avaient plus connus depuis plus de deux mois. A Madrid, l'indice Ibex-35 a plongé de 5,94% et le PSI-20 de la Bourse de Lisbonne de 4,98%. En plus de la Grèce, la situation budgétaire de l'Espagne et du Portugal est clairement entrée maintenant dans la ligne de mire des investisseurs. Selon le ministre portugais des Finances qui condamne le comportement irrationnel des investisseurs, le Portugal est devenu la nouvelle "proie" du marché, après la Grèce.

Depuis plusieurs jours, observateurs et analystes s'inquiètent de l'état des finances publiques de ces deux pays, agitant l'épouvantail grec dont les déficits et la dette publics sont si élevés que la Commission européenne a décidé mercredi de placer le pays sous une quasi-tutelle.


Le président de la BCE Jean-Claude Trichet a estimé cet après-midi que les mesures d'économie budgétaire présentées par la Grèce étaient "des pas dans la bonne direction". "Nous attendons, et nous sommes confiants à cet égard, que la Grèce prendra toutes les décisions nécessaires pour atteindre ses objectifs à moyen terme", a-t-il ajouté. Il s'exprimait lors de la conférence de presse qui suivait la décision sur les taux. La BCE a laissé, sans surprise, son principal taux directeur inchangé, à un niveau historiquement bas de 1%.

Outre les inquiétudes liées à la situation budgétaire des Etats, les indices ont été plombés par un mauvais indicateur sur le front de l'emploi ainsi que par des résultats d'entreprises décevants, à l'image de ceux de Royal Dutch Shell.

A la clôture, le DJ Stoxx 600 affichait un recul de 2,69%. Le CAC 40 a perdu 2,75%, le DAX 2,45%, l'AEX 2,94% et le Footsie 2,17%. Au niveau sectoriel, les banques ont bu la tasse avec un recul de 5,42% emmené par la baisse de la banque espagnole Santander qui a plongé de 9,40%. Les matières premières, plombées par la hausse du dollar, ont fondu de 4,71%.

Le Bel 20 n'a pas fait exception, en dévissant de 2,96% à 2.455 points, son plus fort recul depuis fin octobre 2009. Comme en Europe, les valeurs financières ont bu la tasse. KBC a plongé de 4,71% à 31,44 euros, Dexia de 3,99% à 4,24 euros et Fortis de 4,69% à 2,50 euros. Umicore a enregistré la plus forte baisse de l'indice, avec un recul de 5,20% à 21,68 euros. Seul Mobistar a gardé la tête hors de l'eau, grappillant quelque 0,15% à 42,86 euros.

L'euro est tombé jeudi sous le seuil de 1,38 dollar pour un euro, pour la première fois depuis juin, victime des craintes persistantes sur les déficits de plusieurs pays de la zone euro, face à un dollar dopé par un bon indicateur américain concernant les commandes industrielles.


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