Paris: Alcatel prend 2,38%

L'action Alcatel montait lundi matin après l'annonce de la fusion de son concurrent finlandais Nokia avec la division Réseaux de l'allemand Siemens.

(afp) L'action Alcatel montait lundi matin après l'annonce de la fusion de son concurrent finlandais Nokia avec la division Réseaux de l'allemand Siemens, une opération appelée à assainir un marché des équipements télécoms marqué par une guerre des prix, selon des analystes. A 11H25 (09H25 GMT), le titre Alcatel prenait 2,38% à 9,90 euros, dans un marché en hausse de 1,12%. "Une telle fusion peut avoir un impact positif sur le marché des équipements télécoms dans l'ensemble, mais elle concerne d'abord Nokia et Siemens, plus qu'Alcatel, dont le cours est nettement sous-évalué", ce qui explique sa progression de ce lundi, a commenté Jean-Michel Salvador, analyste chez Fideuram Wargny. Mais "cette fusion peut aussi avoir un impact négatif", avec l'émergence d'un concurrent plus puissant, a ajouté l'analyste. Le conglomérat industriel allemand Siemens et le finlandais Nokia vont fusionner leurs activités d'équipements de téléphonie et de réseaux, ont-ils annoncé lundi, pour créer une entité qui pèsera quelque 16 milliards d'euros de chiffre d'affaires. "Ce mouvement est logique dans le cadre d'une nécessaire consolidation sectorielle et du faible positionnement de Nokia dans les réseaux fixes à l'heure de la convergence fixe-mobile", a commenté un courtier dans une note à ses clients. "Cet accord va contribuer à l'assainissement de l'industrie de l'équipement télécoms", a-t-il ajouté en soulignant que "les actifs de Siemens n'ont dégagé une marge opérationnelle que de 0,8% au premier trimestre 2006, y compris charges de restructuration". Les résultats de la branche équipements mobiles d'Alcatel ont été marqués depuis plusieurs trimestres par des marges bénéficiaires jugées décevantes par les analystes. Le groupe français a réuni jeudi les analystes financiers pour un séminaire de réflexion où la question des pressions concurrentielles existant sur le marché a été abordée. "La forte pression concurrentielle qui a été spectaculaire au premier trimestre est toujours là, et le marché est sans conteste difficile", a expliqué Alexandre Peterc, analyste chez Exane BNP Paribas, dans une note à ses clients revenant sur ce séminaire. "Tous les concurrents se battent sur les marchés émergents, où les pressions sur les prix sont les plus intenses. Heureusement de nouvelles fusions entre concurrents vont rendre la concurrence par les prix plus rationnelle à moyen terme", a-t-il souligné.

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