USA: remontée surprise du nombre de nouveaux chômeurs

Les nouvelles inscriptions au chômage sont remontées aux Etats-Unis, avec le dépôt de 471.000 demandes d'allocations. Cette hausse va à l'encontre des estimations des analystes.

(afp) - Les nouvelles inscriptions au chômage sont reparties en hausse aux Etats-Unis pour la première fois en cinq semaines, selon des chiffres publiés jeudi par le département du Travail à Washington.

Selon le ministère, 471.000 nouvelles demandes d'allocations chômage ont été déposées du 9 au 15 mai, soit 5,6% de plus que la semaine précédente (en données corrigées des variations saisonnières).

Cette hausse va à l'encontre des estimations des analystes, qui attendaient une baisse à 439.000 nouvelles demandes, selon leur prévision médiane.

Elle confirme la volatilité de l'indicateur depuis le début de l'année. Bien que semblant continuer sur sa tendance de baisse entamée depuis son point haut touché fin mars 2009, celui-ci a connu dix semaines de hausse sur les vingt qui se sont écoulées depuis le début de l'année.

Constatant cette volatilité sans pouvoir l'expliquer, un membre de la division des statistiques du département du Travail a indiqué que, "d'une manière générale, les hausses" de l'indicateur plutôt fortes comme celle révélée jeudi tendent à être suivies par des baisses "similaires" dans les deux semaines qui suivent.

Les nouvelles inscriptions au chômage sont remontées à leur plus haut niveau depuis le 10 avril, et le point bas du début de février (439.000 nouveaux dossiers) semble loin.

Plusieurs analystes ont fait remarquer récemment que les chiffres officiels des créations d'emplois (qui sont de nouveau plus fortes que les destructions de postes depuis janvier) et des nouveaux chômeurs "ne racontent pas la même histoire", ce qui les conduit à penser, comme la banque centrale (Fed), que la reprise du marché de l'emploi et la baisse du chômage sera lente et parsemée d'à-coups.

La Fed a indiqué jeudi avoir relevé sa prévision de croissance pour l'économie américaine en 2010, mais table toujours sur une réduction très lente du taux de chômage. Actuellement à 9,9%, celui-ci risque selon elle d'atteindre encore 7,5% fin 2012.

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