Vent de panique jeudi sur Wall Street

La Bourse de New York a fini en forte baisse jeudi, déprimée par la crise budgétaire de la zone euro, à laquelle se sont ajoutés de mauvais indicateurs économiques aux Etats-Unis.

(L'Echo/afp) - La Bourse de New York a clôturé nettement dans le rouge gagnée par un nouveau vent de panique concernant la crise budgétaire en zone euro et malgré une remontée de l’euro en cours de séance qui avait, pendant quelques heures, un peu calmé les esprits.  Le Dow Jones a lâché 3,6% à 10.068,01 points,  le Nasdaq 4,11% à 2.204,01 points et le S&P 500 3,9% à 1071,59 points.

Le Dow Jones n'avait plus connu une baisse aussi marquée depuis début mars 2009.
Les trois indices de référence se situent désormais sous les niveaux auxquels ils avaient commencé 2010. Ils affichent tous un repli de plus de 10% par rapport à leurs sommets de l'année, atteints en avril, ce qui les place techniquement en mode de correction.

  • Plusieurs causes à l’extrême nervosité des marchés: de nouvelles manifestations en Grèce contre les mesures d'austérité, le Parlement allemand qui doit voter vendredi le plan européen de soutien aux pays en difficulté, le manque de cohésion entre les dirigeants européens...
  • Sur le front des indicateurs, les nouvelles inscriptions au chômage sont reparties en hausse aux Etats-Unis pour la première fois en cinq semaines. L'indice composite des indicateurs économiques américains, censé donner une idée de l'évolution de la conjoncture dans le pays dans les six mois à venir, a reculé en avril pour la première fois depuis mars 2009. 



  • Les 30 valeurs entrant dans la composition du Dow Jones ont fini sur des baisses de plus de 2%. La plus forte baisse a touché Bank of America (6,19%), tandis que l'indice S&P des valeurs bancaires chutait de 4,71%.
    Les grands noms de l'industrie ont aussi été délaissés, comme le producteur d'aluminium Alcoa (-6,03%), le fabricant d'engins de chantiers Caterpillar (-4,51%), le conglomérat General Electric (-5,79%), les pétroliers ExxonMobil (-3,39%) et Chevron (-3,92%).
    Boeing a chuté de 4,85% à 63,00 dollars. Le constructeur aéronautique compte accélérer la production de son futur long courrier 787, dit le Dreamliner, de deux modèles par mois actuellement à dix par mois d'ici la fin 2013.

    Dans la technologie, un autre secteur très dépendant de la perception des investisseurs de la conjoncture, le numéro un des microprocesseurs Intel a perdu 3,75%, le fabricant de routeurs Cisco 3,92%, le groupe informatique IBM 3,93%.

    Google a chuté de 3,93% à 475,01 dollars. Le géant de l'internet a annoncé une solution pour relier des téléviseurs à l'internet, basée sur son système d'exploitation Android, pour "combiner le meilleur de la télévision et de l'internet".

    Le numéro un mondial des logiciels anti-virus, Symantec, a abandonné 5,57% à 14,76 dollars. Il a conclu un accord avec son concurrent VeriSign (-1,54% à 27,56 dollars) pour lui racheter des activités de codage de données pour 1,28 milliard de dollars.

 

  • Les prix du pétrole ont encore dégringolé jeudi à New York, le baril plongeant sous 65 dollars pour la première fois depuis juillet avant de finir en baisse de 1,86 dollar à 68,01 dollars, dans un marché paniqué face à la crise en zone euro et un mauvais indicateur aux Etats-Unis.
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