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Volumes réduits mais grand enthousiasme sur les Bourses européennes

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L'enthousiasme était de mise sur les Bourses européennes jeudi, même si en ce jour de Thanksgiving les investisseurs américains n'ont pas participé aux échanges.A la clôture, le DAX de Francfort affichait un plus de 2,3% à 4.665,27 points, le CAC 40 parisien de 2,54% à 3.250,39 points, l'AEX d'Amsterdam de 3,3% 253,26 points, et le Footsie londonien de 1,77% à 4.226,10 points.

Bruxelles (L'Echo) - Les volumes étaient limités jeudi sur les marchés d'actions européens, les investisseurs américains marquant une pause à l'occasion de Thanksgiving, mais l'enthousiasme observé dans les échanges doit cependant être souligné.

Portés par le compartiment financier d'abord, les indices du Vieux Continent ont passé la séance dans le vert, accélérant leurs progressions dans le courant de l'après-midi. A la clôture, le DAX de Francfort affichait un plus de 2,3% à 4.665,27 points, le CAC 40 parisien de 2,54% à 3.250,39 points, l'AEX d'Amsterdam de 3,3% 253,26 points, et le Footsie londonien de 1,77% à 4.226,10 points.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Suite à l'annonce d'un programme de départs volontaires qui pourrait toucher jusqu'à 9.000 salariés, soit 3% à peu près de ses effectifs totaux, le géant de l'acier ArcelorMittal a pris 5,72% à 19,87 euros à Paris.

Aux industrielles encore, le secteur minier affichait des scores épars : Eramet  a pris quasi 16% à 114,9 euros tandis que BHP Billiton   a perdu 0,1% à 1.153,64 pence. Ce dernier a peint un tableau  noir des perspectives à court terme de la demande en métaux et a défendu sa décision de renoncer à son projet de rachat hostile de son concurrent Rio Tinto (+2,1% à 1600 pence).

Les bancaires et financières étaient donc bien orientées : Société générale a clôturé en hausse de 8,53% à 33,78 euros et Deutsche Bank de 11,44% à 27,08 euros. 
L'actualité ne manquait pas autour de de BNP Paribas (+7,43% à 43,40 euros). Royal Bank of Scotland a nettement revu à la baisse son objectif de cours le ramenant de 70 à 38 euros et a abaissé sa  sa recommandation à "conserver" contre acheter auparavant.L'établissement estime que la détérioration de l'économie a relevé la barre en termes de capitaux nécessaires dans le secteur. Elle pense que BNP manque de réserves sur ce plan et que l'on ne peut écarter un risque d'augmentation de capital.  Elle estime que de nouvelles dépréciations d'actifs qui pourraient atteindre plus de deux milliards d'euros, ne peuvent être écartées. La Commission européenne a par ailleurs annoncé qu'elle prolongeait l'examen du projet de BNP Paribas de racheter à Fortis les filiales Fortis Banque, Fortis Banque Luxembourg et Fortis Assurance Belgique. La CE se donne maintenant jusqu'au 17 décembre, et non plus jusqu'au 3 décembre, pour examiner les propositions soumises afin que l'opération ne porte pas atteinte à la concurrence.

Le compartiment automobile a lui aussi  progressé sur un regain d'espoir nourri par la perspective d'un plan d'aide américain à General Motors. Renault et Peugeot ont avancé respectivement de 1,12% à 18,08 euros et de 1,2% à 15,10 euros.
Les parlementaires américains ont en effet rejeté la semaine dernière la demande  d'aide de GM, Ford Motor et Chrysler pour l'obtention d'un prêt de 25 milliards de dollars et ont demandé aux constructeurs automobiles de fournir un plan de survie détaillé. Le Congrès a prévu de se réunir à nouveau cette semaine ou le 8 décembre.

Le titre de la deuxième compagnie aérienne allemande Air Berlin s'est pour sa part littéralement envolé (+15% à 3,45 euros). Le groupe a annoncé maintenir ses objectifs financiers pour 2008 après une forte progression de ses bénéfices au troisième trimestre. Son bénéfice net a bondi de 43,2% à 45,6 millions d'euros et le chiffre d'affaires de 8,6% à 1,062 milliard, dépassant la barre du milliard sur un trimestre pour la première fois dans l'histoire de la compagnie. Le programme de réduction des coûts lancé au printemps dernier a porté ses fruits. La compagnie avait notamment décidé de supprimer des lignes non rentables, réduisant de quelque 10% ses capacités globales.

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