Wall Street contrastée à l'ouverture

(afp) La Bourse de New York évoluait sur une note contrastée lundi en matinée, après une nouvelle vague de fusions et acquisitions, le Dow Jones perdant 0,08%, tandis que le Nasdaq gagnait 0,36%.

Vers 16h30, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) reculait de 10,57 points à 13.545,96 points, et l'indice composite du Nasdaq avançait de 9,26 points à 2.567,71 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 progressait, lui, de 0,08% (+1,27 point) à 1.524,02 points. Le SP 500 évoluait ainsi non loin de son plus haut historique datant du 24 mars 2000, qui était de 1.527,46 points.

Vendredi, Wall Street avait terminé en hausse: l'indice Dow Jones avait pris 0,59% et terminé sur un nouveau record, le Nasdaq avait gagné 0,75% et le SP 500 0,66%.

Les investisseurs n'attendaient ce lundi aucune publication macroéconomique.

"En l'absence d'indicateurs, l'attention des opérateurs est focalisée sur les afflux de liquidités qui sont injectées dans le marché, et qui restent un facteur de soutien", ont estimé les analystes de Briefing.com.

"Mais les indices ont ouvert sans fanfare, les investisseurs commençant à s'habituer aux annonces de fusions le lundi matin", ont-ils ajouté.

Comme chaque lundi depuis plusieurs semaines, une vague de fusions et acquisitions a en effet été annoncée, notamment le rachat de l'opérateur américain de téléphonie mobile Alltel pour environ 27,5 milliards de dollars par le fonds d'investissement Texas Pacific Group et le fonds de la banque d'affaires Goldman Sachs.

Pour Frederic Dickson, de D.A. Davidson & co, ces fusions devraient contribuer à propulser au plus haut les indices regroupant les plus larges capitalisations comme le Dow Jones et le SP 500.

"Les investisseurs semblent préférer investir dans des grosses capitalisations et ne pas toucher aux valeurs moyennes", a poursuivi l'analyste, ajoutant toutefois que des prises de bénéfices pourraient intervenir alors que le SP 500 est proche de son record.

Parmi les valeurs en vue, le groupe Alltel bondissait de 7,25% à 69,94 dollars. Son acquisition constituerait le 6e plus gros rachat d'entreprise jamais effectué par des fonds.

Le conglomérat industriel General Electric prenait 0,70% à 37,22 dollars, alors qu'il a cédé sa division plastiques au saoudien SABIC (Saudi Basic Industries Corporation) pour environ 11,6 milliards de dollars, à l'issue d'un processus d'enchères entamé en début d'année.

Le groupe pharmaceutique Pfizer perdait 0,04% à 27,43 dollars, après l'annonce du départ à la retraite de son directeur de la recherche et du développement, John LaMattina, prévue en 2008 et du départ de son directeur financier Alan Levin.

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans montait à 4,814% contre 4,804% vendredi soir, et celui à 30 ans à 4,968% contre 4,957%.

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