Wall Street dopée par le discours de Bernanke

La Bourse de New York a fini en forte hausse mercredi, dopée par un discours jugé rassurant du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Ben Bernanke, l'indice Dow Jones prenant 1,96% tandis que le Nasdaq a gagné 1,83%.

(afp) A la clôture des échanges, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a progressé de 212,19 points à 11.011,42 points et l'indice composite du Nasdaq de 37,49 points à 2.080,71 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 a avancé de 1,86% (+22,95 points) à 1.259,81 points.

Les indices ont nettement bondi après la publication du discours du président de la Fed, Ben Bernanke, interprété par les courtiers comme laissant présager d'une pause dans le cycle de hausse des taux de la banque centrale américaine.

L'économie américaine est "dans une période de transition", a estimé M. Bernanke devant la Commission financière du Sénat.

Dans l'ensemble, "la croissance de l'activité économique devrait se modérer à un rythme proche de la croissance potentielle cette année et l'an prochain", ce qui devrait "aider à limiter les pressions inflationnistes sur la durée", a-t-il ajouté.

"Alors que l'on s'attendait à un discours plutôt +belliqueux+ à la suite des chiffres d'inflation, Ben Bernanke a tenu des propos plutôt rassurants", ont commenté les analystes de la banque d'affaires Ixis.

"Ben Bernanke suggère que (la fin du) cycle de hausse des taux directeurs est proche. Lors des questions réponses, il a souligné qu'il ne voulait pas trop remonter les taux d'intérêt par crainte des risques que cela fait peser sur l'économie", ont-ils ajouté.

Même analyse pour Michael Malone, de SG Cowen, qui a estimé qu'"il est tout à fait possible qu'il n'y ait pas de nouvelle hausse de taux" aux Etats-Unis le mois prochain, une éventualité toujours très appréciée par les marchés boursiers.

M. Malone soulignait aussi l'effet positif du recul des prix du pétrole, qui ont perdu 88 cents mercredi à New York, clôturant à 72,66 dollars, soit un recul de près de 6 dollars depuis leur record historique de jeudi dernier à 78,40 dollars le baril.

Plus tôt dans la journée, les prix à la consommation étaient ressortis en progression de 0,2% en juin par rapport à mai aux Etats-Unis tandis que l'indice de base (hors alimentation et énergie) augmentait de 0,3%.

La progression de 4,3% sur un an de l'indice des prix à la consommation est la plus forte depuis octobre 2005. Celle de 2,6% pour l'indice de base est la plus forte depuis décembre 2001.

Parmi les valeurs en vue, Yahoo! a chuté de 21,84% à 25,20 dollars. Le groupe internet a annoncé un retard de plusieurs mois dans le déploiement d'une nouvelle version de sa plate-forme de recherche sponsorisée. Plusieurs courtiers ont révisé à la baisse leurs prévisions de résultats pour le groupe.

IBM a gagné 2,44% à 76,07 dollars. Le groupe informatique américain a réalisé au 2e trimestre un bénéfice net de 2,022 milliards de dollars, en progression de 10,5% par rapport à l'exercice précédent.

JP Morgan Chase a avancé de 5,75% à 43,05 dollars. Le deuxième groupe bancaire américain a annoncé avoir dégagé au deuxième trimestre un bénéfice net de 3,54 milliards de dollars, plus que triplé sur un an en raison notamment de bonnes performances dans la banque d'investissement et les cartes de crédit.

Bank of America a progressé de 3,12% à 49,95 dollars. La banque américaine a fait mieux qu'attendu par le marché au deuxième trimestre, réalisant de fortes performances dans la banque d'investissement et de détail.

American Airlines (AMR) a pris 1,07% à 24,62 dollars. La première compagnie aérienne américaine a quintuplé son bénéfice net au deuxième trimestre, faisant mieux qu'attendu par le marché, profitant de la maîtrise des coûts liée à sa restructuration.

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans a terminé en baisse à 5,059% contre 5,130% mardi soir, et celui à 30 ans est descendu à 5,103% contre 5,162% mardi soir.

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