Wall Street en baisse à la mi-séance: DJIA -0,86%, Nasdaq -0,74%

(afp) La Bourse de New York accentuait sa baisse mercredi à la mi-séance, le Dow Jones cédant 0,86% tandis que le Nasdaq perdait 0,74%, après des propos du président de la Banque centrale américaine qui ont semblé éloigner la perspective d'une baisse des taux d'intérêt à court terme.

Vers 15H50 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) reculait de 106,79 points à 12.290,50 points, et l'indice composite du Nasdaq de 17,96 points à 2.419,47 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 lâchait 0,74% (-10,55 points) à 1.418,06 points.

Mardi, la Bourse de New York avait terminé en baisse: l'indice Dow Jones avait perdu 0,58%, le Nasdaq 0,74% et le SP 500 0,62%.

Les indices avaient ouvert la séance en baisse, plombés par un indicateur plus faible que prévu et par la hausse des prix du pétrole.

Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont en effet progressé de 2,5% en février, une hausse qui s'explique surtout par les commandes d'avions, quand les analystes tablaient sur une progression de 3,5%.

Les chiffres de janvier ont en outre été révisés à la baisse, à -9,3% au lieu de -8,7% annoncé précédemment, soit la plus mauvaise performance en près de sept ans.

Les cours du pétrole évoluaient par ailleurs à leur plus haut niveau depuis plus de six mois, dopés par les craintes d'escalade des tensions entre l'Iran et l'Occident, après des rumeurs d'attaques iraniennes sur un navire américain. A New York, le baril de brut progressait de 1,46 dollar à 64,39 dollars.

La Bourse de New York a accentué son repli après un discours du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, devant le Congrès.

Ses propos étaient "mitigés", a estimé Al Goldman d'AG Edwards, mais "le marché a choisi de retenir uniquement les aspects négatifs de son discours".

Bernanke a indiqué que la croissance américaine devrait rester modérée avec un risque que la correction de l'immobilier résidentiel soit plus grave que prévu, même si elle n'a pas pour le moment contaminé le reste de l'économie.

Mais selon Mace Blicksilver, de Marbelhead Management, le marché a surtout retenu que Fred Bernanke, "le niveau de l'inflation de base (hors alimentation et énergie, NDLR) reste inconfortablement élevée".

"Le discours était un peu plus pessimiste que prévu sur l'inflation" et de ce fait "une baisse des taux ne semble pas imminente pour les marchés", a noté l'analyste.

Parmi les valeurs en vue, le groupe informatique Hewlett-Packard perdait 1,37% à 39,68 dollars, après avoir porté plainte contre son rival taïwanais Acer devant un tribunal américain, en l'accusant d'avoir utilisé illégalement des technologies brevetées par HP dans cinq brevets distincts.

Le groupe de télécoms ATT lâchait 1,52% à 38,84 dollars, alors qu'il a annoncé avoir conclu une alliance avec plusieurs banques pour permettre à ses abonnés d'utiliser leur téléphone portable comme carte de crédit, comme porte-monnaie ou comme chèque.

Le promoteur immobilier Beazer, l'un des plus importants aux Etats-Unis, abandonnait 9,74% à 28,35 dollars. Le groupe fait actuellement l'objet d'une enquête fédérale, selon le site du Wall Street Journal, un nouveau signe de la pression actuelle sur le secteur immobilier américain.

La première compagnie aérienne américaine, American Airlines perdait 2,56% à 30,45 dollars après avoir demandé à Boeing (-1,15% à 89,44 dollars) d'accélérer la livraison de 47 mono-couloirs de type 737-800 pour hâter le renouvellement de sa flotte, et faire des économies de carburant.

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans baissait à 4,577% contre 4,612% mardi soir et celui à 30 ans à 4,788% contre 4,809%.

(c) Tijd Nieuwslijn (tel: +32 2 4231767; fax: 32 2 4231610; mail: cnd@mediafin.be)(c) Tijd Nieuwslijn (tel: +32 2 4231769; fax: 32 2 4231610; mail: cnd@mediafin.be)

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect