Wall Street prend le pas sur l'Europe

Le marché continue de se dépenser pour récupérer du mouvement de vente de la semaine dernière", a expliqué un courtier.

(afp) - La Bourse de New York a fini en nette hausse mercredi, retrouvant les niveaux qui avaient précédé la forte chute de la semaine passée, alors que les inquiétudes sur la zone euro se sont apaisées: le Dow Jones a gagné 1,38% et le Nasdaq 2,09%.
Selon des chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones Industrial Average a pris 148,65 points à 10.896,91 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 49,71 points à 2.425,02 points. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a avancé de son côté de 1,37% (15,88 points) à 1.171,67 points.

Les trois indices sont ainsi remontés à des niveaux supérieurs à ceux du mercredi précédent, effaçant la chute observée en fin de semaine dernière.

"Le marché continue de se dépenser pour récupérer du mouvement de vente de la semaine dernière", a constaté Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

Les gains enregistrés dès l'ouverture ont trouvé une justification "légitime" à la mi-journée après des déclarations en provenance de l'informaticien IBM, l'un des poids-lourds du Dow Jones, qui a donné "des prévisions très haussières", a rapporté Mace Blicksilver.

Dans la matinée, Wall Street avait pris le pas des places européennes, apaisées sur la question de l'aide financière d'urgence adopté au cours du week-end.

"Pour le moment cela aide les marchés. Les gouvernements font marcher la planche à billets. Aux Etats-Unis, le marché a grimpé de 70% depuis que le gouvernement s'y est mis", a noté Mace Blicksilver, en référence aux mesures d'urgence adoptées en pleine tempête financière en 2008.

"Il y a de l'optimisme dans le marché" sur l'économie, a ajouté de son côté Marc Pado, de Cantor Fitzgerald.

Les chiffres de la balance commerciale des Etats-Unis en mars ont montré, certes une aggravation du déficit commercial, mais aussi que le volume des exportations était revenu à son plus haut niveau depuis octobre 2008.

En zone euro, avec 0,2% au premier trimestre, la croissance s'est révélée un peu supérieure aux attentes.

"Si certains investisseurs envisagent la possibilité de faiblesses financières supplémentaires dans le système bancaire européen malgré la mise en place du plan de sauvetage financier de l'UE, la plupart se concentrent sur les preuves accumulées que l'économie s'engage de plus en plus sur le chemin de la reprise", a observé Frederic Dickson, de D.A. Davidson.

Le marché obligataire a reculé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 3,567% contre 3,535% mardi soir et celui du bon à 30 ans à 4,473% contre 4,422% la veille.

VALEURS

Le titre IBM, poids-lourd du Dow Jones, a très fortement progressé mercredi à la Bourse de New York, portant un marché par ailleurs animé par une série de résultats trimestriels.  L'action IBM a grimpé de 4,56% à 132,68 dollars après avoir fourni des "prévisions très haussières" lors d'une réunion destinée aux investisseurs, a rapporté Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

Disney en revanche a été l'une des trois seules valeurs de l'indice vedette a finir dans le rouge, avec un repli de 1,76% à 35,13 dollars.
"Certains analystes ont exprimé leur déception sur un chiffre de croissance de 6% sur un an de son unité chaînes de télévision", a rapporté l'équipe de Charles Schwab.

Les grands magasins Macy's (+3,35% à 24,70 dollars) ont profité d'une hausse des ventes à magasins comparables de 5,5% en glissement annuel, accompagnée d'un chiffre d'affaires légèrement supérieur aux estimations des analystes.

L'éditeur de jeux vidéo Electronic Arts (-5,80% à 17,71 dollars) est certes revenu dans le vert au dernier trimestre de son exercice décalé, mais il a abaissé ses prévisions de chiffres d'affaires pour l'exercice 2010-2011 en raison d'un "changement de calendrier de lancement" de certains jeux non précisés.

Le titre Morgan Stanley (-2,04% à 27,80 dollars) s'est replié alors que, selon le Wall Street Journal, la banque d'affaires est soupçonnée d’avoir conseillé des produits financiers à ses clients tout en pariant sur leur effondrement. Des accusations similaires à celles qui visent actuellement Goldman Sachs (+3,68% à 147,20 dollars).

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés