Angelina Jolie critique implicitement l'occupation de l'Irak

L'actrice Angelina Jolie a implicitement critiqué sur CNN l'occupation de l'Irak par les Etats-Unis, constatant que l'argent consacré aux opérations militaires dans ce pays faisait défaut pour les causes humanitaires qu'elle défend.

(afp) Interrogée lors d'une émission spéciale diffusée mardi soir à l'occasion de la journée mondiale des réfugiés, la star américaine, ambassadrice de bonne volonté du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies, a raconté que lorsqu'elle allait à Washington plaider par exemple pour les orphelins du sida en Afrique, "la réponse (était) souvent 'nous sommes en guerre'".

"On voit nettement les sommes d'argent dépensées lors de la guerre et celles que nous ne dépensons pas dans des pays pour répondre à des situations qui pourraient déboucher sur des conflits si on ne s'en occupe pas, et coûter plus cher (...) nos priorités sont bizarres", a-t-elle affirmé.

"Nous sommes en train de manquer beaucoup d'occasions de faire les bonnes choses que les Etats-Unis faisaient dans le passé, et nous ne sommes pas capables d'être aussi généreux, nous ne sommes plus capables d'être autant en pointe (...) On commence à se rendre compte que quelque chose cloche", a-t-elle fait valoir.

Dans cette émission dont des extraits avaient déjà été diffusés lundi, l'actrice des "Tomb Raider", 31 ans, a par ailleurs raconté que sa sensibilité humanitaire s'était révélée il y a quelques années lors d'un séjour en Sierra Leone, dans un camp de personnes déplacées où se trouvaient des enfants victimes d'atrocités.

"C'était le pire camp que j'aie jamais vu. Cela a fait de moi quelqu'un de différent, pour le meilleur. Avant, je m'intéressais surtout à moi-même, à ma carrière, à ma vie. Soudainement, on voit ces gens qui souffrent, qui survivent et on se rend compte à quel point on a été protégé et gâté (...) Ca a tout changé", s'est-elle rappelé.

Prenant la défense des Nations unies, à contre-pied du gouvernement américain actuel, Angelina Jolie a affirmé que "l'on entend évidemment beaucoup de choses négatives sur l'Onu (mais) on n'entend pas parler du nombre de gens qui survivent au jour le jour grâce à l'Onu".

"C'est ce qu'il y a de plus proche d'une vraie institution internationale qui nous représente et puisse prendre certaines décisions. Beaucoup de gens ne savent pas ce qu'est l'Onu et ce qu'elle fait", a-t-elle plaidé.

Dans les extraits de l'entretien publiés dès lundi, l'actrice, Oscar du meilleur second rôle en 2000 pour "Girl, interrupted", avait révélé qu'elle donnait le tiers de ses revenus à des causes humanitaires.

"J'obtiens un salaire ridiculement élevé pour ce que je fais", a indiqué en riant celle qui aurait touché 20 millions de dollars, selon la presse d'Hollywood, pour son rôle dans le film d'action "Mr et Mrs Smith".

C'est lors du tournage de ce film, l'un des succès de l'été 2005, que se serait nouée son idylle avec une autre superstar, Brad Pitt, à qui elle vient de donner une fille, Shiloh Nouvel, née fin mai en Namibie.

Elle a aussi révélé que le couple, qui élève deux autres enfants adoptés, un garçon de presque cinq ans d'origine cambodgienne, Maddox, et une petite Ethiopienne de 18 mois, Zahara, avait l'intention d'adopter prochainement un nouveau bébé.

"Oui, oui, nous adopterons bientôt (...) Nous ne savons pas de quel pays" sera le nouvel enfant, a-t-elle raconté: "nous examinons plusieurs pays. Ce sera un équilibre entre ce qui sera le mieux" pour Maddox et Zahara.

(photo: belga)

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