Hollywood: violation du droit d'auteur pour les versions censurées

Des distributeurs américains de versions édulcorées de films hollywoodiens en vidéocassettes et DVD, qui censurent langage cru et images de nudité, ont été condamnés pour violation de droits d'auteurs par un tribunal fédéral du Colorado.

(afp) Au terme d'un procès qui a duré six ans, ces sociétés d'édition et de distribution de films en version "nettoyée" ont été sommées par le juge Richard Matsch de Denver (ouest), de cesser de distribuer et de détruire les versions ainsi modifiées de King Kong, d'Indiana Jones ou de Libertine avec Johnny Depp, a indiqué lundi l'avocat de CleanFlicks.

CleanFlicks, basé en Utah (ouest), n'exclut pas de faire appel, a précisé à l'AFP son avocat David Schachter.

Cette société vend et loue des DVD dépouillés, par un procédé numérique, des images "de sexe, de nudité ou de violence gore", en les remplaçant par "du son et des images ambiantes", a expliqué la cour dans son jugement, estimant que ce n'était pas à elle "de déterminer la valeur morale des oeuvres" mais d'évaluer le respect du copyright.

Tous les grands studios d'Hollywood, de MGM à Time Warner en passant par Sony, Dreamworks et même Disney poursuivaient CleanFlicks ainsi que trois autres éditeurs et loueurs de films, dont CleanFilms et Play-it-Clean-Video.

Les studios leur reprochaient de violer les droits d'auteurs et de créer, par ces versions édulcorées, des "produits dérivés" de façon illégale.

Dans ses publicités, CleanFlicks proposait des versions des films qui excluaient tous les jurons et blasphèmes, comme les "H-word" (le mot H comme Hell ou Enfer), "F-Word" (comme Fuck), "G-Word" (comme God ou Dieu) et "JC-word" (comme Jésus Christ)".

(photo: belga)

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