Le rêve en jaune touche à sa fin pour Landis

Le résultat anormal du contrôle antidopage subi par l'Américain Floyd Landis dans son Tour de France victorieux a été confirmé par la contre-analyse, a annoncé samedi l'Union Cycliste Internationale (UCI).

(belga) Landis va maintenant faire l'objet d'une procédure disciplinaire qui sera ouverte par la Fédération américaine de cyclisme, US Cycling.

S'il est convaincu de dopage à la testostérone, le coureur américain sera le premier coureur dans l'histoire du Tour de France à être déchu de sa victoire à cause d'un contrôle antidopage positif.

Le maillot jaune reviendrait dès lors à l'Espagnol Oscar Pereiro (Caisse d'Epargne - Illes Balears), 2-ème au classement général final.

L'analyse pratiquée par le laboratoire national français de Châtenay-Malabry a porté sur l'échantillon "B" prélevé sur Landis, le 20 juillet, après son succès dans la 17-ème étape du Tour à Morzine (Haute-Savoie).

Ce jour-là, l'Américain de l'équipe Phonak avait effectué un raid de 130 kilomètres en montagne, au lendemain de sa défaillance dans la montée de La Toussuire (Savoie).

Il revient désormais à Landis de prouver son innocence devant les autorités sportives de son pays au cours de la procédure qui va être ouverte.

Après le verdict, il existe encore la possibilité de faire appel. Dans ce type d'affaire, le dernier mot appartient le plus souvent au Tribunal arbitral du sport (TAS) basé à Lausanne (Suisse).

Selon le règlement de l'UCI qui s'aligne sur sur le Code mondial antidopage, Landis encourt une suspension de deux ans à laquelle s'ajoute l'impossibilité de rejoindre une formation de l'élite pour deux autres saisons, conformément au code éthique signé par les équipes du ProTour.

Le coureur de Pennsylvanie, qui est âgé de 30 ans, a annoncé pendant le Tour qu'il devait se faire opérer à la hanche droite dans les prochains mois et se faire poser une prothèse.

Après l'annonce du cas, le responsable de l'équipe Phonak, John Lelangue, avait déclaré que Landis serait licencié, comme le prévoit le code éthique, si les soupçons de dopage étaient avérés.

photo belga

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