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Quand drame rime avec frivolité à l'Opéra

Avant de quitter Bruxelles pour prendre en charge le Festival d'Aix-en-Provence, le directeur de La Monnaie, Bernard Foccroulle, propose en une même soirée un opéra métaphysique suivi d'un opérette-bouffe légère.

Au programme dès le 9 février à la Monnaie, L'opéra «L'Uomo dal Fiore in Bocca» de Pirandello (traduction: «L'homme à la fleur») et l'opérette-bouffe «Monsieur Chouffleuri restera chez lui le...» d'Offenbach.

Une histoire métaphysique

La première de ces deux ?uvres, radicalement opposées, est une création mondiale signée Luc Brewaeys. Chef d'orchestre et pianiste bardé de prix et de diplômes, Brewaeys est spécialisé dans ce qu'on appelle la «musique symphonique spectrale». L'histoire est celle d'un homme touché par une tumeur à la lèvre. Il s'arrête un jour au café de la gare et prend conscience de la mort tout en attachant soudain une importance exceptionnelle aux choses insignifiantes de la vie.

Pour traduire la crise d'identité que traverse cet homme, Brewaeys a décidé de donner une dimension dramatique à cette pièce tout en restant dans le registre tragicomique. La structure musicale est légère, prévoyant des surprises comme un concerto pour tuba.

Une opérette frivole

En seconde partie de ce spectacle, Bernard Foccroulle a programmé une ?uvre de Jacques Offenbach qui replonge les spectateurs dans les mondanités et le snobisme parisiens du Second Empire.

Cette nouvelle production sera assurée par une distribution totalement belge. L'histoire aussi porte une référence belge puisqu' il s'agit d'un parvenu parisien qui est ridiculisé par son domestique belge.

Les deux spectacles ont été placés sous la direction musicale de Patrick Davin et ont été mis en scène par Frédéric Dussenne. Ce dernier vient plutôt du monde du théâtre et a obtenu de Luc Brewaeys pour «L'homme à la fleur» une totale liberté d'action.

M.U.

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