«Rosae, rosé, rosam»... c'est l'été

La traditionnelle déclinaison de l'été commence. Le rosé sera de toutes les fêtes.

(l'echo) Le vin rosé sera de quasi toutes les fêtes estivales accompagnant, dès l'apéritif, les plats saisonniers.

Un mal aimé, ce vin rosé ? De moins en moins, au vu des ventes qui progressent en Belgique. Et en France, il se boit même désormais plus que le blanc!

Le plus vieux vin du monde se veut simple, facile, joyeux et surtout non cérébral. Il est produit avec des raisins dont le jus (incolore) est en contact plus ou moins prolongé avec la peau qui va le colorer. La couleur sera plus ou moins marquée en fonction du temps de macération. Du vin « gris» très clair au rosé à la couleur soutenue comme les Bordeaux «clairet».

Un vin trop souvent dénigré et assez délicat à produire. Demandez aux vignerons...

Un vin réellement pluriel aussi. La gamme s'étend du simple et glissant rosé à boire à l'apéritif autour de la piscine à d'autres, davantage structurés, que l'on apprécie plutôt à table. Comme, en France, le Tavel ou le Collioure.

Un vin finalement devenu très «tendance» et que l'on produit de plus en plus dans le monde.

- «Terres d'Orb» 2005, Vin de Pays de la Haute Vallée de l'Orb: La Cave de Roquebrun à Saint-Chinian au nord de Béziers est réputée pour la qualité de ses vinifications. Sur des coteaux schisteux, carignan, grenache, cinsault et syrah donnent ce rosé relativement léger qui s'exprime par un joli fruité et un côté friand appelant volontiers un deuxième verre (Spar, 3,59 euros).

- «Val de Uga» rosado, Somontano 2005 (Epagne) . Nous sommes sur le piémont méridional des Pyrénées, en Espagne (Aragon) et dans une appellation progressivement moins méconnue. Ce rosé à la couleur éclatante est issu du cépage tempranillo associé au bordelais cabernet-sauvignon. Acidité assez basse, évocations de fruits rouges pour cet excellent rosé, un de nos préférés (Delhaize, 3,99 euros).

- «Rosé de Rasiguères», Côtes du Roussillon 2005. En pays catalan, côté français, le petit village de Rasiguères est réputé pour son rosé. Grenache et syrah se sont associés pour donner ce vin aux notes à la fois fruitées et légèrement épicées. Une valeur sûre et, de plus, un bon millésime (Colruyt, 3,49 euros).

- «Rosarum», Bordeaux rosé 2004. Cru Bourgeois Supérieur en Saint-Estèphe, le Château Petit Bocq est la propriété d'un Belge, le docteur Gaëtan Lagneaux. Celui-ci produit aussi, confidentiellement, un rosé en «simple» appellation Bordeaux élaboré avec merlot et cabernet-sauvignon, fruité et assez structuré. Plutôt un rosé de table. (Velu Vins, rue de la Bienvenue 19, 1070 Bruxelles, 02.520.60.68, 8,50 euros).

- «Domaine Les Hauts de Saint-Martin», Saint-Chinian 2005 : revoilà le terroir de Saint-Chinian et la cave de Roquebrun, ce petit village languedocien surnommé «le petit Nice». Grenache et syrah pour ce vin séducteur, équilibré entre fraîcheur et corps marqué par de petits fruits rouges assez mûrs. (Cora, 4,25 euros).

- «Domaine Fond Croze» cuvée confidence, Côtes du Rhône 2004. Dans le Vaucluse, à Saint-Roman-de-Malegarde, Bruno et Daniel Long élaborent ce rosé à la couleur très saumon pâle mais où grenache, syrah et cinsault lui confèrent une belle générosité. Ce rosé de table dans l'esprit du Tavel, accompagnera cet été poissons grillés et tartare de thon (Mouchart, rue Eugène Cattoir 11, 1050 Bruxelles, 02.648.51.34, 6,09 euros).

Patrick Fiévez

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