TOURISME USA: un dollar faible très attractif pour les Européens (Part1)

Avec un dollar si bas qu'il serait dommage de ne pas en profiter, nombreux seront les touristes à traverser les océans pour (re)visiter les Etats-Unis. L'occasion de faire les présentations dans une série d'articles. Pour y aller, deux possibilités existent: les voyages organisés ou individuels.

(l'écho) - Certes la devise américaine est avantageuse. Mais ce cours plancher sera-t-il suffisant pour vaincre les réticences de beaucoup de touristes à franchir le pas? Sans doute pas.
A nous donc de vous rassurer par quelques conseils pratiques puis de vous proposer un voyage au sein de l'Amérique que l'on aime et que nous connaissons parfaitement.
Non pas celle des gratte-ciels ou des grandes villes sans charme (même s'il y a des exceptions quand même).
Notre Amérique, c'est celle des grands espaces, celle qui se présentait aux colons. Ces vastes étendues de l'Ouest que l'on retrouve toujours avec plaisir. Cette Amérique rêvée en regardant les westerns de John Wayne. Un rêve qui peut devenir facilement une réalité. Un proverbe américain ne dit-il pas d'ailleurs que "si vous pouvez rêver de quelque chose, vous pouvez le réaliser" (If you can dream something, you can make it happen)?

Pour entamer le voyage, il vous suffit d'une monture. A moins d'avoir le temps et de louer un cheval, le plus simple est quand même la location d'une voiture (non, pas celle de la photo!). Avec une carte de crédit, un permis de conduire en règle et le ticket de réservation (à commander en Belgique, c'est moins cher) l'affaire est vite réglée. Et pour pas trop cher. Des navettes gratuites conduisent les touristes aux diverses agences de location.
Pour l'anecdote, sauf si vous louez une Ferrari ou une Porsche, les véhicules sont à boîte automatique. Quant à la conduite, si vous savez conduire sans paniquer sur le ring de Bruxelles, rouler aux Etats-Unis ne posera aucun problème, bien au contraire.

Rassurés?
So, let's go.

Avant tout, inutile de vouloir tout voir en un voyage. Avec les distances énormes et les vitesses réduites, ce serait peine perdue. A ce propos, autant éviter de jouer les Fangio sur place. La police apprécie modérément. Touriste ou pas, elle vous mettra à l'amende, mais toujours avec courtoisie et la main sur le holster.

Pour plus de facilité, la ville de Las Vegas est un bon choix de départ, car bien centralisée au coeur de l'Ouest. L'occasion aussi de profiter de la vie nocturne animée. Sans jouer, il est possible de profiter du séjour à Vegas sans trop dépenser. Le prix des suites dans les casinos sont très raisonnables et les repas et boissons sont souvent quasiment offerts. Amateurs de science-fiction et de la série X-Files, ne quittez pas la ville sans un petit détour par l'autoroute qui longe la zone 51 où seraient entreposés des engins extraterrestres. Les autochtones déclarent voir régulièrement des drôles de lumières dans la nuit. Fiction ou réalité? Mystère.

Bien remis après votre nuit de folie à Las Vegas? Alors direction le Grand Canyon, après avoir fait le plein de vivres, d'eau et de cd de musique country, la musique préférée des Américains. Par la Highway 93 South, rejoignons la Mother Road, alias la fameuse Route 66. Cette route mythique que nous allons emprunter dans le sens inverse à l'histoire, soit d'ouest en est. Née dans les années 20, la 66 est devenue peu à peu une route fantôme traversant des villages désertés à cause de l'interstate (une autoroute qui traverse plusieurs états) 40 longeant la 66. Mais l'ambiance sur la 66 est réellement particulière et les amateurs de photographies insolites se régaleront avec ces décors de films de fins du monde. On y croise aussi des drôles de personnages.

Grand Canyon

Vouloir loger au Grand Canyon sans avoir réservé des semaines (voire des mois) à l'avance s'avère aussi insensé qu'impossible. Le truc est donc de loger à Flagstaff ou Williams, deux villes peu éloignées de l'entrée du parc où les motels sont légion. A éviter, les mois de juillet et d'août durant lesquels les parcs sont pris d'assaut par les Américains qui vénèrent leurs parcs naturels comme nous le faisons avec nos cathédrales.

Grandiose, le Grand Canyon ne décevra personne. Avec beaucoup d'eau et de bonnes chaussures, il est possible de descendre au fond du canyon. Pour les moins courageux, il reste la location d'une mule. A ne pas rater, le coucher de soleil sur le gigantesque fossé. Chaque soir d'été, il faut voir ces centaines de touristes qui se massent sur les bords, comme les adorateurs de l'astre solaire.
Il est très difficile de quitter cet endroit de rêve. Et pourtant, nous devont reprendre la route.

Prochaine étape? Monument Valley, après une halte rafraîchissante au Lake Powell, immense surface aquatique de plus de 65.000 hectares.

A SUIVRE

Philippe Degouy

Photo: Ph.D.

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