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À la tate Britain célébration de l’art "Queer"

Après avoir visité Giacometti, filez du côté de la Tate Britain qui volerait presque la vedette à sa cadette en présentant l’histoire complexe de la sexualité et du désir "queer" – sobriquet qui traduit toutes les identités de genres présentées dans l’exposition à une époque où l’acronyme LGBT n’existait pas. "Queer British Art 1861-1967" célèbre en effet les 50 ans de la dépénalisation partielle de l’homosexualité (le Sexuel Offences Act de 1967 autorisant des rapports sexuels privés entre deux hommes de plus de 21 ans) et démarre avec l’abolition de la peine de mort pour sodomie. Entre les deux, la Tate Britain tisse mille histoires entre vies privées et déclarations publiques, répressions et célébrations, faits et potins: sublimés par les préraphaélites, rêvés par Man Ray, figés par David Hockney ou démantibulés par Francis Bacon. Toiles, dessins, photographies privées, films, magazines: autant de supports qui témoignent de la difficile avancée des mentalités. Oscar Wilde, représenté ici par Harper Pennington, aurait apprécié.