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Auschwitz, la bonne blague?

Londres, 2000. L’historienne américaine Deborah Lipstadt (Rachel Weisz) est assignée en justice pour diffamation par un "confrère", David Irving (Timothy Spall). Deborah, lors d’un débat public, a en effet traité Irving de menteur et d’homme dangereux. Il faut dire que l’homme prétend que les chambres à gaz n’ont jamais existé, et que l’Holocauste n’est qu’une vue de l’esprit. Aujourd’hui, il se présente comme la victime dans un procès qui, espère-t-il, donnera à ses thèses révisionnistes toute la visibilité qu’elles méritent. Le droit britannique ne fonctionnant pas comme en Amérique, où l’on est présumé innocent, c’est à l’accusée d’apporter des preuves à sa décharge. Deborah Lipstadt se retrouve donc dans la position de devoir prouver, avec l’aide de son avocat (Tom Wilkinson) l’existence de chambres à gaz à Auschwitz. Or tout le monde sait que le camp a été rasé, et que c’est la concordance des témoignages qui a permis la reconstitution théorique du site. Mais rien n’est plus friable, aux yeux de la justice, qu’un témoignage oral…