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Everything Everything, "Get to Heaven"

La créativité d'Everything Everything semble sans bornes. Depuis 5 ans, le quatuor à la rythmique si affirmée, où la grosse caisse fait la loi, repousse constamment les limites du rock indé. En l'envoyant valdinguer, avec autant de classe que d'urgence, dans des galaxies mêlées de pop, de r'n'b, de gospel et d'électro. Le son du gang de Manchester, c'est comme un kaléidoscope dans l'oreille: des lignes vocales saccadées, rapides, des envolées psyché maîtrisées... Tour à tour paranoïaques et romantiques, les visions d'apocalypse de Jonathan Higgs chroniquent le monde moderne avec autant de poésie que d'acuité. "First you’ll see me on the news, then never again", chante l'intéressé sur "Regret", le premier single qui fait écho au destin tragique des jeunes candidats britanniques au djihad. Avec "Get to Heaven", Everything Everything signe un bordel phénoménal. Pop en surface, terriblement politique au fond.