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Impasse totale sur le terrain et sur la scène diplomatique

Le conflit syrien est entré dans sa quatrième année sans qu’aucune issue diplomatique ou militaire ne se dessine. Donné pour moribond il y a un an, le régime de Bachar el-Assad est toujours en place. Mais il a assuré sa survie au prix fort: plus de 140.000 morts, des cohortes de déracinés -deux millions et demi d’exilés dans les États voisins et 6 millions de déplacés au sein même du pays-, ainsi que la déstabilisation d’une région déjà considérée comme un baril de poudre. Pire: largement dépendante sur le terrain de Téhéran et de ses supplétifs du Hezbollah libanais, l’armée du dictateur alaouite n’a pas hésité à utiliser des gaz de combat pour reprendre l’avantage sur une rébellion gangrenée par les groupes djihadistes. Une triste première depuis la guerre Iran-Irak.