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La lumière froide de l'hiver

On connaît naturellement de la littérature policière suédoise, l’incontournable trilogie "Millenium". Mais Stieg Larsson n’est pas le seul auteur de polars à succès, loin s’en faut. Camilla Läckberg n’a rien à lui envier. Séduit par le style de l’auteure, Olivier Bocquet s’est attaché à adapter "La Princesse des glaces". Mais plus qu’une adaptation, c’est une véritable réécriture qu’il a menée, pour livrer un récit très dense, où rien ne manque, mais qui fait abstraction des digressions littéraires et descriptives du livre d’origine. Le rythme s’en trouve resserré et gagne en efficacité. "Il fallait parvenir à raconter l’histoire à ma manière. M’arrêter à l’essentiel et ne pas avoir peur de perdre des éléments. Ce premier volume sort d’une trilogie. Nous avons pris des éléments des deux autres tomes pour compléter et densifier l’histoire", explique Bocquet. Il a par contre scrupuleusement gardé le thème: la perte de l’enfance, et la mentalité suédoise de ce petit village côtier. "Tout le monde s’y connaît, tout le monde s’y regarde, même si c’est en toute discrétion", précise encore Bocquet. Le scénariste parvient à reconstituer une trame très fluide dans laquelle les personnages, de plus en plus denses, évoluent. Certains très typés comme le flic du village, d’autres plus complexes, comme le couple principal.