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La mémoire en exil

Jusqu'au 5 décembre, 50 bd de Waterloo, du lundi au samedi de 11 à 18 h, tél. 02/511.20.62, www.fondationdentreprisehermes.org. A la verrière de la Fondation Hermès, l’artiste turque Nil Yalter interroge la notion d’exil. Cette fille d’ambassadeur de la République de Turquie a grandi en Égypte, a vécu ensuite dans son pays, avant de s’exiler à Paris. Son travail parle précisément de voyage et de nomadisme. Elle mêle animisme, artisanat et art, aux confins de l’ethnologie et du structuralisme post-68. En 1976, elle effectue un périple à bord de l’Orient-Express et prend, depuis la fenêtre de son wagon, des photos de paysages, urbains ou pas, de petites photos qui viennent en appoint de son récit. Le tout court sur une bande, comme un rail dans la neige du mur blanc. Une vidéo du même périple conclut le propos, où l’on voit le paysage qui défile, ainsi que des voyageurs, à bord du train, dans le même compartiment.