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La réforme de l'orthogaffe

Vous avez vu tout ce foin, même pas en bottes, autour de cette toute petite réforme de l’orthographe, lancée tout gentiment au tout premier jour de septembre? Ce vent frais destiné à aérer quelque peu le cigoulot des élèves pour qu’ils puissent y stocker davantage de tutos, d’emojis et de Norman, a soulevé courants froids et tempêtes de protestations, un véritable typhon! "Ecoutez! L’accord du CETA, bon à la rigueur, relisons-le et modifions l’un ou l’autre élément avant de le signer mais changer une règle de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir?!? Moi, vivant, jamais!" Les barricades se sont dressées, plus hautes que les jambes d’Adriana Carambeu, avec plus de virulence que lors du mariage pour tous. Si demain on tolère un "Les frites que j’ai cuit", alors c’est sûr, après-demain, on laissera passer "Si j’aurais su!", on ne sanctionnera plus "Il faut que je viens!" et dans 3 jours, on applaudira si l’élève s’exclame "Vive les carnavaux génials!"