La Wallonie ne vendra plus d'armes à l'armée saoudienne

Après le gel d'une série de licences d'armes vers l'Arabie saoudite par son prédécesseur Willy Borsus suite à une action judiciaire introduite par Amnesty International en 2018 et des demandes d'exportation d'armes de la part des entreprises wallonnes comme CMI ou FN qui s'accumulent sur le bureau du nouveau ministre-président, Elio Di Rupo devait rapidement redéfinir une position wallonne. La question est simple, faut-il encore vendre des armes à l'Arabie saoudite? Le sujet est délicat et entremêle des aspects humanitaires avec la guerre au Yémen et des intérêts économiques. En 2018, la monarchie sunnite a confirmé sa position de premier client du secteur de l'armement wallon avec 225 millions d'euros de contrats sur un marché global qui pèse pour la première fois près d'un milliard en Wallonie.