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Paris pris de court par l’initiative néerlandaise

Ce n’est rien de dire que l’entrée "inamicale" de l’État néerlandais dans le capital de Air France-KLM a embarrassé le gouvernement français et jusqu’à Emmanuel Macron. Car les Français qui constataient déjà l’impuissance de l’exécutif à s’opposer aux fermetures d’usines, n’auront pu qu’être surpris de cette participation sans préavis dans un style de raid boursier. L’idée que cette impression d’impuissance pourrait s’étendre jusqu’aux entreprises où l’État français entretient une participation régalienne, n’est pas une option envisageable. D’abord aux yeux du ministre des Finances Bruno Le Maire qui recevra son homologue néerlandais Wopke Hoekstra "en fin de semaine", afin d’engager une discussion "franche et amicale" sur cette prise de participation dont il n’avait pas été informé.