Publicité
Publicité
leading story

Rock | Strand of Oaks - "Eraserland"

Après dix ans de parcours et cinq albums, il a failli raccrocher sa guitare, Timothy Showalter. Jusqu’à ce qu’un des membres de My Morning Jacket se rappelle à son bon souvenir et, avec ses camarades, l’emmène bosser en studio. Résultat: ces dix titres qui, comme il l’explique, "parlent d’exister, de continuer, de garder l’espoir que, même si on se sent disparaître, il reste ce petit éclat de lumière". On peut trouver dans "Weird ways" une certaine filiation avec Bruce Springsteen (Showalter aime aussi Neil Young), se rappeler en écoutant "Moon landing" que le défunt Joe Strummer avait ce genre de ton, et se dire qu’"Eraserland" est le style de ballade funéraire que ne renierait pas un Mark Lanegan. Le génie de cette bande? Avoir traduit ce sentiment en musique avec précision et émotion, en évitant constamment de basculer dans la grandiloquence. Sous l’énergie, on perçoit d’ailleurs encore un rien de mélancolie.