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Soak (Rough Trade) NNNNn "Before We Forgot How To Dream". En concert au Botanique le 30/9.

Elle a 19 ans, le regard d’un Musset trash, la coiffure d’un Rimbaud nightclubber. De sa voix surgit la sensibilité divinatoire des écorchés. Si Soak, de son vrai nom Bridie Monds-Watson, a grandi à Derry, ville tristement célèbre pour son "Bloody Sunday" de 1972, ses chansons déstabilisent par leur éclat. D’une voix dessalée par force, intempérante et tendre par faiblesse, la jeune Irlandaise livre "Before We Forgot How To Dream". Un premier album sans âge, capable de rivaliser avec la grâce d’un Villagers, l’épure du Britannique Fink ou les brûlures de l’irrésistible Cat Power. Comme sur "Sea Creatures", bijou pop aux orchestrations soignées. À sa guitare sensible, parfois terreuse, se raccordent un piano en zébrures (Garden), des effets brouillons (A dream to fly) et des tambours comme frappés de chagrin (Blud, B aNoBody). Intense et prometteur. rnk