leading story

succession Un poste difficile

À part Ségolène Royal, qui avait fait sienne la formule "j’y suis j’y reste", force est de constater que le poste environnemental n’est pas facile. Delphine Batho en sait quelque chose pour avoir été écartée en 2014. Elle avait alors pointé la responsabilité des "forces économiques" tout comme, quelques années auparavant, Corinne Lepage qui, après son départ, avait publié un livre au titre évocateur: "On ne peut rien faire Madame la ministre". En vingt ans, la France a connu 13 ministres sur le sujet, 3 sous Nicolas Sarkozy, 4 sous François Hollande. Emmanuel Macron et Édouard Philippe devront faire œuvre de persuasion afin de convaincre un nouveau candidat ayant idéalement du sens politique, une connaissance des dossiers et une image crédible. Sauf à abdiquer une de ces qualités, le profil du futur ministre ressemble fort à un mouton à cinq pattes. Le gouvernement pourrait puiser dans le vivier des trois secrétaires d’État qui travaillaient avec Nicolas Hulot, mais ni Élisabeth Borne, ni Brune Poirson pas plus que Sébastien Lecornu ne disposent de la notoriété et de la crédibilité de leur ancien patron, et ce en dépit de leurs connaissances des dossiers. Des sources citent Barbara Pompili, ancienne élue verte aujourd’hui dans la majorité présidentielle. Elle aurait l’avantage d’être poussée par ses confrères de la République en marche et le président de l’assemblée nationale, François de Rugy, très vert lui aussi. Ph. B.