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Un livre polémique sur les dessous du vignoble hexagonal

Où l’on apprend que, dans le milieu en apparence feutré des grands vins français lisez le Bordelais , il se joue des feuilletons de type "Dallas" mêlant rivalités voire haines viscérales, intrigues et coups bas. Isabelle Saporta, journaliste et chroniqueuse à Europe 1, auteure notamment du "Livre noir de l’agriculture", révèle des pratiques peu (pas) connues des amateurs acheteurs de ces grands crus. Plusieurs chapitres de ce livre polémique (un euphémisme) sont consacrés à la seule appellation de Saint-Emilion. L’"omerta" y est levée avec l’explication détaillée, par exemple, des critères retenus de sélection pour le classement de ces vins ("grands crus", "grands crus classés", "premiers grands crus classés") remis en question tous les dix ans. Le critère est-il uniquement basé sur la qualité des dix millésimes précédents dégustés "à l’aveugle" par un organisme certificateur indépendant? Que nenni. La dégustation ne compte que pour 30% dans cette révision décennale. Alors, entrent en compte la présence d’un parking, d’une salle pour séminaires, l’attrait visuel des chais (idéalement réalisés par de grands architectes: c’est mieux) et aussi un critère pour le moins subjectif: la notoriété. Présence dans les guides, articles de presse. Ou encore, comme pour le Château L’Angelus, une présence de bouteilles dans un film de James Bond! On rêve…