EADS réclame 6,4 milliards d'euros de plus aux clients A400M

(AFP) - EADS demande aux pays clients de l'A400M 6,4 milliards d'euros de plus pour boucler le programme, alors qu'ils ne veulent payer que 2 milliards, selon le représentant allemand aux négociations, cité jeudi dans un document du Parlement.

L'avionneur européen estime à 5,2 milliards la part des surcoûts qui incombent aux clients, en l'état actuel d'avancement du programme, a indiqué le représentant du ministère de la Défense lors d'une audition par la commission budgétaire du Bundestag mercredi soir.

Toujours selon EADS, quelque 2 milliards d'euros de surcoûts supplémentaires sont d'ores et déjà prévisibles, mais 800 millions d'euros d'économies sont possibles.

"L'ensemble des sept pays européens (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) qui sont prêts à acheter des A400M ont rejeté cette évaluation, l'estimant sans fondement", a indiqué le représentant de la Défense à la commission, qu'il informait de l'avancée des réunions de crise entre les clients et EADS.

Mais les pays concernés sont malgré tout "prêts à négocier" dans la mesure où il n'y a "aucune alternative" à cet appareil et que tous ont à coeur de conserver le savoir-faire technique en Europe, peut-on lire dans le document.

Ainsi, il est possible qu'"au terme des négociations, les sept nations soient prêtes à fournir ensemble 2 milliards d'euros de prestations", poursuit le texte.

Trois réunions se sont tenues à Berlin ces derniers jours pour tenter en vain de trouver une solution sur le financement des énormes surcoûts générés par ce programme, qui a pris trois ans de retard.

"Nous attendons une proposition d'EADS", a commenté le représentant devant la commission, ajoutant qu'EADS s'était cantonné à ses "exigences maximales" depuis le début des négociations directes.

"Un résultat est attendu pour la semaine prochaine, ou la suivante", a-t-il cependant poursuivi. Un nouveau rendez-vous a été annoncé mardi à l'issue de la dernière réunion à Berlin.

Les sept Etats se sont donné jusqu'au 31 janvier pour décider de la répartition du surcoût, alors que le programme était évalué à 20 milliards d'euros au départ.

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