Publicité
Publicité

Le ciel belge est rouvert

Une grève spontanée des contrôleurs aériens de Belgocontrol a démarré ce mardi à 14 heures. Elle devait durer 24 heures, mais vers 20h30, le porte-parole d'Etienne Schouppe annonçait que le travail reprenait immédiatement. Concrètement, les aéroports devraient être (partiellement) opérationnels vers 22h.

Une action de grève spontanée des contrôleurs aériens de Belgocontrol, l'entreprise publique autonome en charge de la sécurité de la navigation aérienne, a débuté mardi à 14h.

Une réunion entre les aiguilleurs du ciel et Jean-Claude Tintin, l'administrateur-délégué de Belgocontrol, s'est terminée ce mardi soir. Les contrôleurs se sont alors réunis pour décider d'une éventuelle reprise du travail par l'équipe de 22h00, selon Guy Viselé, de Belgocontrol. Mais vers 20h30, le porte-parole d'Etienne Schouppe (secrétaire d'Etat à la mobilité), annonçait que les contrôleurs aériens reprenaient le travail immédiatement. Les syndicats ont confirmé l'information. Le trafic devrait reprendre vers 22h ce mardi soir, le temps que les compagnies aériennes se réorganisent... Seuls quelques avions vont pouvoir décoller et se poser ce mardi soir.

Schouppe a promis aux syndicats que les problèmes invoqués par les travailleurs de Belgocontrol seraient discutés lors du premier conseil des Ministres, en octobre. Le Secrétaire d'Etat a aussi assuré que le dossier recevra la plus grande priorité de la direction générale Transport aérien. "Les contrôleurs ont estimé qu'il s'agissait d'une meilleure garantie, car la direction restera la même si un nouveau gouvernement est formé", a indiqué M. Tourlamain, du SLFP.

Sans respect des règles légales

Depuis 14h, aucun décollage ni atterrissage ne pouvait avoir lieu.

C'est donc la pagaille qui a régné dans les différents aéroports du

pays où des milliers de voyageurs se sont vu privés de vols.

C’est lundi soir que les compagnies aériennes ont été

averties par une " Notam " (Notice to Airmen : note

d’information du contrôle aérien) qu’une grève était à craindre dès mardi 14

heures. Tout de suite, les transporteurs se sont mobilisés. Certains ont annulé

leurs vols de l’après-midi pour éviter que leurs avions ne soient bloqués 24

heures à Bruxelles ; d’autres comme les tour-opérateurs Jetair et Thomas

Cook ont prévu des aéroports de diversion à Maastricht, Cologne, Düsseldorf et

Lille avec transferts d’autocars. Mais tout le monde espérait encore que la solution

puisse être réglée.

Mardi matin, les syndicats CGSP et CSC ont rencontré la

direction avec un constat flagrant : il n’y avait pas réellement de cahier

de revendication et cette grève ne respectait pas les règles légales. On parle

donc bien d’une grève " sauvage ". Tout au plus, a-t-il été question

de problèmes de management (?), de plan de restructuration , de négociations qui

" n’avancent pas assez vite " et puis d’un épiphénomène : la

mutation à Bruxelles de deux contrôleurs basés à Charleroi. Encore que, selon

Bernadette Guillemyn, secrétaire fédérale CSC, personne n’était sûr que lesdits

contrôleurs voulaient rester à Charleroi.

En tout cas, il n’était pas question des problèmes de financement

de Belgocontrol (il s'agit d'un problème politique qui doit passer en conseil de ministre

en octobre) ni des questions relatives au " Ciel unique " qui se

déroulent dans un autre cadre. Toujours est-il que les syndicats ont plaidé

l’apaisement parce que " en ces temps difficiles pour Belgocontrol, il

faut  se serrer les coudes ", pour

reprendre les propos d’Eric Halloin, secrétaire fédéral de la CGSP. Rien n’y a

fait et à 13h54, le vol SN231 de Brussels Airlines a pu décoller avec un record

de ponctualité : il devait partir 5 minutes après 14h00. Il fut le dernier

avec l’avion de Hainan pour Pékin.

 Coût de cette grève

Globalement, cette opération va coûter fort cher à

toutes les parties concernées. L’Association ABBA qui regroupe les compagnies

belges (BATA), les représentants de compagnies en Belgique (BAR), l’association

des opérateurs aériens (AOC) et celle des compagnies cargo (ACMAB) se sont

fendus d’un communiqué commun pour fustiger cette grève sauvage

" inacceptable et illégale " et " sans aucune considération pour

l’intérêt commun ". " Cette action va avoir un impact financier

considérable et des conséquences sur la crédibilité (de l’aérien) au cours de

l’une des plus difficiles années que le transport aérien n’a jamais

connu ", estime l’ABBA.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés