Les tests bancaires mis en doute

Le Wall Street Journal a mis en doute mardi les résultats des tests de résistance des banques menés dans l'Union européenne, estimant que certains risques qu'elles couraient avaient été sous-évalués.

Ces tests "ont sous-estimé les montants de titres de dette publique potentiellement risqués détenus par certains établissements, selon une analyse du Wall Street Journal", écrit le quotidien new-yorkais, un mois et demi après la publication des résultats.

Selon le journal, "des banques ont exclu certaines obligations", ou en ont minimisé le montant grâce aux paris qu'elles prenaient contre certains de ces titres de dette, "des faits que ni les régulateurs ni la plupart des banques n'ont révélés" au moment de la publication des résultats le 23 juillet.

Les tests portaient sur les comptes des banques au 31 mars. Or, a fait valoir le quotidien, les titres de dette publique de certains pays européens étaient à cette époque sur le point de perdre une part considérable de leur valeur sur les marchés.

Le Wall Street Journal a cité la britannique Barclays et la française Crédit Agricole parmi les banques où il a constaté un écart entre d'une part les comptes trimestriels et d'autres documents financiers, et d'autre part les données présentées dans le cadre des "tests de résistance".

"Crédit Agricole n'a pas comptabilisé la dette publique détenue par sa filiale d'assurances", a expliqué le quotidien.

Les banques concernées lui ont répondu qu'elles avaient scrupuleusement suivi les lignes directrices fournies par le Comité des régulateurs bancaires européens (CEBS).

Le Wall Street Journal a également cité un économiste de Royal Bank of Scotland, qui a estimé incompatibles les montants de titres de dette publique détenus par les banques européennes tels que les comptabilise la Banque des règlements internationaux (BRI), et tels qu'ils apparaissent dans les tests.

D'après la BRI, les banques françaises détenaient, au 31 mars, 35 milliards d'euros de dette de l'Etat espagnol et 20 milliards d'euros de dette de l'Etat grec. Or, selon les t

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