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Pas de changement non plus à la Banque d'Angleterre

La BoE n'a pas fait de commentaires sur sa décision de maintenir son taux directeur à 0,5%. les minutes du 17 novembre seront donc très attendues...

La Banque d'Angleterre (BoE) a maintenu jeudi, comme prévu, son taux directeur à 0,5%, et la suspension de son programme de rachats d'actifs dont le montant a été épuisé en janvier, à l'issue de sa réunion mensuelle de politique monétaire. Comme à son habitude, la banque centrale britannique n'a fait aucun commentaire immédiat sur cette décision, ce qui conduira les observateurs à scruter avec attention la publication des minutes de cette réunion, prévue le 17 novembre.

Afin d'aider une économie en profonde récession, la Banque d'Angleterre avait abaissé son taux directeur jusqu'au niveau historiquement bas de 0,50%, auquel il est resté fixé depuis mars 2009. L'institution avait également relevé en novembre son programme de rachat d'actifs (dit "d'assouplissement quantitatif", lancé en mars 2009) à 200 milliards de livres, un montant épuisé depuis fin janvier.

La BoE se trouve actuellement tiraillée entre une inflation qui demeure élevée d'un côté, et des craintes persistantes sur la vigueur de la reprise économique au Royaume-Uni et dans le monde de l'autre. Cependant, des indicateurs sont récemment venus tempérer des craintes d'un éventuel retour en récession au Royaume-Uni, au premier rang desquels un ralentissement nettement moins marqué que prévu de la croissance britannique au troisième trimestre.

Face à un casse-tête économique, la BoE est donc restée immobile, mais les minutes de la réunion devraient de nouveau montrer des divergences d'opinion au sein du comité.

Un de ses membres, Adam Posen, devrait avoir opté pour le deuxième mois de suite pour une extension du programme de rachats d'actifs, alors que de son côté, Andrew Sentance devrait avoir argumenté en faveur d'une hausse du taux directeur de l'institution. Ce statu quo était attendu par les économistes qui restaient cependant sur leurs gardes au lendemain de l'annonce par la Réserve fédérale américaine (Fed) de nouvelles mesures pour tenter de relancer la reprise économique aux Etats-Unis.

Mais les économistes s'attendent à ce que la BoE emprunte également cette voie début 2011 quand les mesures d'austérité du gouvernement britannique commenceront à peser sur l'économie.

 

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