RWE maintient sa prévision 2010 dans des temps difficiles

Le numéro deux allemand de l'énergie, RWE, a maintenu jeudi sa prévision d'une croissance du bénéfice net d'environ 5% cette année, malgré des résultats sur neuf mois décevants, et indiqué s'attendre à des temps difficiles à partir de 2011.

La prévision de RWE s'applique au bénéfice net récurrent, qui ne tient pas compte des changements de périmètre. Sur neuf mois, ce bénéfice net récurrent a grimpé de plus de 10% à 3,18 milliards d'euros, là où les analystes interrogés par Dow Jones Newswires attendaient un plus de 14%.

Le bénéfice net publié s'est quant à lui affiché en recul, à 2,64 milliards d'euros contre 2,79 milliards d'euros l'an dernier sur la période. Le chiffre d'affaires a grimpé de 14% à 38,5 milliards d'euros, malgré des prix en baisse du gaz.

RWE n'a dans un premier temps pas fourni de chiffres pour le seul troisième trimestre.

Pour les années à venir, le groupe table sur "de fortes charges", évoquant notamment une nouvelle fois l'impôt décidé par Berlin sur les opérateurs de centrales nucléaires, qui devrait selon ses estimations lui coûter entre 600 et 700 millions d'euros par an.

Le patron de RWE, Jürgen Grossmann, est l'un des plus ardents lobbyistes de la cause des opérateurs de nucléaire en Allemagne. Les députés ont adopté il y a peu une loi prolongeant la durée de vie des centrales, mais le nouvel impôt, vu comme une contrepartie à cet allongement, est vivement critiqué dans le secteur.

Autre motif d'inquiétude pour RWE, le gaz, les prix de vente étant par endroits "nettement inférieurs aux prix de revient indexés sur le pétrole", explique la société. En conséquence RWE a dû passer une provision pour sa filiale tchèque, et entrevoit "d'importants risques" pour les années à venir.

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