Roumanie : économies draconiennes pour limiter le déficit pub

Le président roumain Traian Basescu a annoncé jeudi des mesures d'économie draconiennes dont une baisse de 25% des salaires du secteur public et de 15% des allocations chômage et des retraites pour éviter un dérapage du déficit dans ce pays en crise qui bénéficie de l'aide du FMI.

"Ce programme visant à réduire les dépenses publiques était inévitable", a déclaré M. Basescu au cours d'une conférence de presse, à l'issue d'une réunion avec les représentants du FMI, à Bucarest, pour évaluer les réformes.

"Tous les salaires seront affectés, y compris le salaire minimum, mais le gouvernement compensera cette perte, jusqu'à hauteur de 600 lei" (environ 160 euros), a-t-il souligné.

Ces baisses, décidées d'un commun accord avec le FMI et l'Union européenne, entreront en vigueur au 1er juin.

Le président a ajouté que les chefs des institutions publiques et les syndicats pourraient en outre être appelés à procéder à des réductions d'effectifs dans le secteur public.

"En espérant que la croissance économique reviendra, les salaires pourraient revenir en 2011 à leur niveau d'aujourd'hui", a-t-il dit.

Selon lui, la Roumanie avait le choix entre, d'une part, une hausse de quatre points de la TVA et du taux unique d'imposition sur les revenus et les bénéfices, et de l'autre, "une restructuration massive des dépenses".

"Cette recette n'est pas facile (...) mais on ne pouvait plus continuer comme ça", a-t-il indiqué, précisant que le secteur privé avait déjà fait les frais de la crise.

Ces mesures devraient permettre à la Roumanie d'"éviter une situation extrêmement difficile, engendrée non seulement par ce qui se passe dans son économie, mais aussi par les évolutions économiques dans la région", a ajouté M. Basescu, dans une allusion à la crise grecque.

La Roumanie, sévèrement touchée par la crise économique mondiale, bénéficie depuis 2009 d'un programme d'aide de 20 milliards d'euros de la part du FMI, de l'Union européenne et de la Banque mondiale en échange d'une profonde réforme de son secteur public.

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