Trichet: la sortie d'un pays de la zone euro est une "hypothèse absurde"

(afp) - Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a qualifié "d'hypothèse absurde" la sortie ou l'éjection d'un pays de la zone euro, un débat alimenté actuellement par la crise budgétaire de la Grèce.

"Je ne commente pas des hypothèses absurdes", a déclaré le patron de la BCE lors d'une conférence de presse, alors qu'une journaliste l'interrogeait sur la probabilité d'une sortie ou de l'éjection de la Grèce ou d'autres pays traversant de graves difficultés budgétaires.

Athènes est en train de boucler un programme de stabilité et de croissance sur trois ans, qui doit être déposé ce vendredi à l'Union européenne. Le plan prévoit de ramener le déficit public de 12,7% en 2009, à 2% en 2013, donc dans les limites du pacte de stabilité et de croissance qui fixe la limite acceptable à 3%.

M. Trichet a souligné que la BCE continuerait à suivre de près les décisions prises par la Grèce pour assainir ses finances publiques.

Il a prévenu qu'aucun des seize pays de la zone euro ne devait "compter sur un traitement spécial" de la part de la BCE. "Il ne s'agit pas de chercher de l'aide, mais il s'agit de s'aider soi-même", a-t-il dit.

Les pays en difficulté budgétaire "doivent faire leur travail et prendre les bonnes décisions", a-t-il martelé, louant au passage le programme de rigueur décidé par l'Irlande.

Le conseil des gouverneurs a décidé jeudi, à "l'unanimité" selon Jean-Claude Trichet, de garder le principal taux directeur inchangé. Il reste ainsi à 1%, son plus bas niveau historique.

La reprise économique en zone euro s'annonce modérée en 2010 et soumise à des incertitudes "élevées", a-t-il redit. Parallèlement, aucun danger inflationniste ne menace, si bien que le niveau actuel des taux directeurs est "approprié", a-t-il ajouté, suggérant une poursuite du statu quo monétaire pendant de longs mois.

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