Une commission du congrès US vote des mesures contre Pekin

Le bras de fer sur le yuan se durcit : une commission du Congrès américain a approuvé un projet de loi prévoyant des mesures de rétorsion contre la Chine accusée de sous-évaluer sa monnaie pour favoriser ses exportations.

Une commission du Congrès américain a approuvé vendredi matin un projet de loi prévoyant des mesures de rétorsion contre la Chine accusée de sous-évaluer sa monnaie pour favoriser ses exportations.

Les élus de la commission chargée des questions financières et fiscales de la Chambre des représentants ont adopté le texte par acclamation.

Plusieurs élus républicains ont toutefois manifesté leur opposition au projet estimant qu'il s'agissait d'une manoeuvre politique en vue des élections de mi-mandat de novembre.

Ce projet de loi imposerait des mesures de rétorsion visant les produits chinois importés aux Etats-Unis. Un projet de loi similaire est envisagé au Sénat.

Pour être adopté, le texte doit d'abord être approuvé par la Chambre des représentants dans son ensemble, avant de l'être à la chambre haute.

Les responsables de la direction démocrate à la Chambre ont la possibilité d'organiser un vote sur la question la semaine prochaine, avant leur départ pour les congés parlementaires en vue des élections.

Dans le projet de loi, les élus souhaitent notamment que des tarifs compensatoires soient appliqués par le département américain du Commerce s'il est prouvé, selon les critères de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), qu'un gouvernement intervient sur son taux de change et contribue de cette façon à "subventionner" ses exportations.

Le département du Commerce américain a refusé jusqu'à présent de considérer les manipulations de change comme des subventions déguisées, car cette pratique bénéficie notamment aux touristes américains qui se rendent dans le pays en question.

Le projet de loi demande désormais au département du Commerce de ne pas poursuivre cette pratique et de prendre en considération "l'ensemble des faits" y compris les questions de sous-évaluation, lorsqu'il doit imposer des tarifs compensatoires.

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